La méthode de travail de Maria Luisa Pérez
Pereda (Madrid, 1966) surgit comme une réflexion sur le sens
actuel de la peinture face à la force représentative
de la photographie, et la façon dont elles s’entremêlent à partir
de l’occultation et l’expression. Dans un premier temps,
les photographies sont toujours en noir et blanc et petits formats.
Elles reproduisent des scénarii avec une implication personnelle
très émotionnelle : des espaces architecturaux intérieurs,
qui appartiennent à des endroits où l’artiste à travaillé et
vécu. Lieux intimes ou proches à son entourage utilisés
comme espaces pour mettre en situation famille et amis pour les photographier.
De même, les ateliers d’autres artistes et leurs œuvres,
sont des espaces susceptibles d’être pris comme base
et motif pour produire un travail, avec une « couche picturale » ultérieure.
Il existe une ambigüité dans le choix et la capture de
l’image, la situant aux bords du pictural créant ainsi
une certaine incertitude. Ultérieurement, avec la peinture,
elle manipule, change et recompose. Elle accentue certains plans,
masque d’autres, et crée des nouvelles formes parfaitement
intégrées dans l’image-base, atteignant une étrangeté dont
il est difficile de distinguer entre le réel et la fiction,
entre la photographie et la peinture. Dans cette exposition « Otros
Escenarios », sont présentés plusieurs tableaux
de format intermédiaire appartenant aux séries ; « Galería
de personajes » (Galerie de personnages) et « Imágenes
raptadas » (Images volées), réunissant des portraits
simulés ou volés à la réalité,
où l’on combine la technique picturale sur une préalable
reproduction photographique numérique, sur toile. L’exposition
inclut un ensemble de photographies sur papier, en noir et blanc,
en petit format, de la série « Espacios encintados » qui
suppose un parcours significatif dans l’aspect technique et
conceptuel du travail qui est présenté.
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