"Entre
culture populaire et art contextuel,
entre un sens aigu de l'image et l'impératif
de l'objet, le travail de Pascal Rivet n'a
cessé de visiter et de mettre à l'épreuve des
pans entiers de l'activité humaine.
L'amateur de sport (voire le sportif) qu'il est
l'a conduit à confronter sa propre imageà celle des stars à travers
la vision qu'en donnent les médias. Puis, le bricoleur qui
sommeillait en lui s'est réveillé pour
construire des clones d'engins de transport
liés à l'activité laborieuse. Véritables
images
tridimensionnelles, en bois peint, qu'il
réinjecte ensuite dans le réel".
(Jean-Marc Huitorel)
C’est au détour de la biennale de Prague que l’artiste
Pascal Rivet est venu "garer" son
Brink’s à Marseille.
Présenté à la galerie Buy-Sellf Art Club, Fourgon
brink’s conclut la série de pièces intitulées"
les véhicules". Ces oeuvres, une camionnette Darty, un
tracteur, un parc de mobylettes
Domino’s pizza et un camion boucherie, toutes réalisées à l’aide
de planches de bois peintes
ressemblent à s’y méprendre à leur modèle.
Le caractère presque parfait de l'imitation renvoie à la
notion de vraisemblance des
images. Images qui fascinent Pascal Rivet depuis toujours et qui
opèrent
désormais sur le
mode de la 3D. Pourtant ces sculptures n'ont pas valeur d'objet autonome.
Elles sont
conçues comme des outils à mettre à l'épreuve
du réel et du concret, dépassant
l'ambiguïté entre fonction utilitaire et fonction esthétique.
En effet, aussi spectaculaires
soient-elles, elles ne sont qu'une étape du projet en cours,
des moyens sans fins, des sortes
d'objets transitionnels, intermédiaires d'expérience
qui tentent, une fois replacés dans
un contexte urbain, de créer des situations et des échanges
inédits.
Les sculptures nomades de Pascal Rivet nourrissent l'imaginaire collectif,
appellent un
universel contre les généralités qui font lois
et suscitent des micro événements contre le tout
information.
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