Les œuvres de Vincent Ganivet ont l’équilibre
fragile d’un chantier en suspens. A partir de matériaux
bruts, de leur assemblage et de leur accumulation, l’artiste
se veut constructeur et crée des architectures à la
limite du point de rupture et de l’effondrement.
Jouant avec la notion
de risque, il inverse le principe de précaution
- réduire le danger pour préserver de l’accident.
La catastrophe semble toujours imminente et pourtant différée.
Ses structures de parpaings,
semblables à des arches de cathédrale
figées dans leur construction, dépossédées
de leur fonction, trouvent dans cette hasardeuse stabilité une
véritable poésie et touchent au merveilleux. A La Maréchalerie,
les structures autoportantes de Vincent Ganivet se confronteront à la
multiplicité des composants architecturaux du lieu.
Exceptionnellement, l’exposition s’ouvrira sur l’oeuvre
en cours de montage. |