Sous le terme d’Extra-light se rencontrent
trois praxis issues de l’abstraction géométrique
et traitant de la lumière dans son unicité comme matériau « extra » dans
l’oeuvre. L’exposition se propose d’examiner de
quelle manière trois artistes de génération
différente mais de même filiation formelle s’approprient
le matériau lumière sous une forme qui leur est singulière.
Depuis toujours la lumière est une des interrogations majeures
de la création plastique. Elle est l’instrument de la
visibilité, la condition de l’apparition du monde et
au spectateur. Dans une histoire de l’art contemporaine si
l’on envisage le matériau dans son hérédité,
il apparaît inscrit principalement au coeur d’une école
abstraite référentielle (Dan Flavin, François
Morellet, Light and Space…). Elle s’offre, au même
titre que la couleur, la peinture ou le langage comme matériau,
utilisable dans sa matière, sa forme, sa plasticité,
son signifiant.
John Armleder, Michel Verjux et Banks Violette, plasticiens de différentes
scènes, ouvrent tous trois leurs recherches à cette utilisation, à la
relation ontologique qu’entretient la lumière au contexte
de l’exposition. Déclinant un vocabulaire issu de l’abstraction
concrète ou de l’op’art, à travers nombre
de procédés (développement d’unités
géométriques et de systèmes, répétition
du signe, formes simples partant de constructions etc.) leur modus
operandi respectif s’autonomise pour autant - vers un minimalisme
radical chez Verjux, dominé par l’esthétisme fractal,
une décontextualisation et l’usage de la répétition
chez Violette, la délégation et le détournement
chez Armleder.
John Armleder est né en 1948 à Genève où il
vit et travaille. Michel Verjux est né 1956 à Chalon-sur-Saône.
Il vit et travaille à Paris. Banks Violette est né en
1973 à New-York où il vit et travaille.
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