Avec la participation de
Olivier Huz, Norscq, Cocoon, Thibaut de Ruyter, Julie Berlizon,Sophie
Bocquet, P.Nicolas Ledoux.
Remerciements à Édouard Ropars, Ben Vautier, Éric
Mangion, Mathieu Copeland, Loïg Retureau, Jérôme
Poret, Noël Dolla, Valentin Souquet, Arnaud Maguet, Pascal Pinaud,
Christian Vialard, Aïcha Hamu, Hannelore Paulet, Dorota Kleszcz,
Alexandre Minard, Émeline Girault, Isa-Belle, Lucie Lux, Marianne
Maric, Jeanne Saint-Julien, Sand Blue, Marie Godest, Noïzykaa,
Axelle H, Caroline H, Chantal Raguet, Olivia Louvel,The Stranglers...
Ouverture !
1980 : A la suite d’un concert à Nice, interrompu à cause
de pannes de courant, les Stranglers sont arrêtés et
emprisonnés quelques jours pour “incitation à l’émeute”.
Ils composeront en référence ce morceau : Nice in Nice.
Cette anecdote sur un groupe fétiche, est le point de départ
du projet d’exposition de Pierre Beloüin à Nice.
Les implications de cette histoire lui donnent la trame d’une
fiction qui mêle l’art, la politique, l’économie.
Si l’art contemporain tisse de même ses propres réseaux
d’influence, si les artistes, de plus en plus deviennent des
opérateurs de ce système, Pierre Beloüin est sans
doute l’un de ceux qui a le plus fait pour les autres, dans
l’ombre. Le producteur monte sur scène aujourd’hui
et partage cette expérience où des réseaux apparaissent,
des certitudes, des connexions se tissent, c’est le monde des
jeux, un monde à part, fait de ses amitiés particulières.
Pierre Beloüin, jouant de l’espace d’exposition
et de sa relation à des enjeux économiques - le Dojo
est un espace partagé par une agence de communication et le
lieu d’exposition - propose d’installer des éléments
signifiant le monde des casinos. L’enjeu est de figurer le
système de l’art contemporain, ses réseaux d’influence,
de pensée, de pression, de pouvoir, et de créer le
rapprochement avec celui des jeux et de l'organisation des réseaux
mafieux.
PIERRE BELOÜIN
Né en 1973.
Vit à Paris, Ollioules et Strasbourg
?Pierre Beloüin est entré dans l'art par la musique,
travaillant d'emblée à la frontière du visuel
et du sonore. Depuis le milieu des années 1990, son travail
plastique a ainsi embrassé une large variété de
médiums : privilégiant la photographie, le collage,
la vidéo, et le son, il a pu se préter à une
grande diversité de mises en scènes, mêlant dans
des interventions in situ deux aspects essentiels de son travail,
la dimension autofictive d’une part, la présence de
la musique et du son de l’autre, Avec des clins d’oeil à de
nombreuses réferences, musicales, littéraires, audiovisuelles,
qui ne tiennent parfois qu’à un souvenir de mots et
d’images, il détourne le récit de ses oeuvres,
ou nous donne plusieurs fins possibles, il s'amuse avec les ambivalences,
pour se rendre à la fois futile et remarquable. Une autre
carastéristique du travail de Pierre Beloüin, est la
forme collective dont celui-ci s’est développé.
Il a pour habitude de produire en réseau, en multipliant les
collaborations – avec des musiciens, des graphistes, d’autres
plasticiens- et se fixe lors de projets d’expositions un objectif
de réalisation, création et/ou édition qui peut
revêtir plusieurs formes parfois hybrides, jouant principalement
encore sur les relations musiques et arts-plastiques. Il considère
d’ailleurs son label Optical Sound comme un chapitre de son
travail de plasticien. Concevoir et proposer des oeuvres qui rendent
poreuses les frontières entre les disciplines, mais surtout
en multipliant les contextes de réception, et en diversifiant
les supports.
Guillaume Mansart (extrait)
www.optical-sound.com
www.pinupbadges.org
|