« The knowledge we gain through
art is an experience of the form or style of knowing something
rather than
a knowledge of something »
Susan Sontag
Pour cette première exposition à la Galerie Chantal
Crousel, Heimo Zobernig présente un ensemble de pièces
issues pour la plupart de séries initiées à différentes
périodes et à resituer dans le cadre d’un « complexe » de
travaux. Ces travaux plus ou moins récents (datés entre
1986 et 2008) n’ont jamais été présentés
en France et sont ici rassemblés dans une rétrospective
subjective. Au-delà des effets de primauté, il est
important à ce point de rappeler que cette exposition est
la première en France depuis près de 14 ans (les dernières étaient
celles de la Villa Arson, de la galerie Sylvana Lorenz et de la fondation
des arts à Paris, toutes dans la seule année 1991,
de l’Unité d’Habitation Firminy en 1993 et de
Nice Fine Art à Nice en 1994). Il semble qu’il y ait
eu alors une absence de curiosité, voire un oubli, vis-à-vis
de toute une scène allemande et autrichienne dont a sûrement
pâti Zobernig. Il était pourtant à cette même époque
proche d’une communauté d’artistes qui gravitaient
autour de Cologne oscillant entre critique institutionnelle et « glamour
art » (selon les termes de Josef Strau), cherchant à les
concilier, dans un environnement d’une rare exigence critique.
La situation actuelle semble propice à une redécouverte
de ces mêmes artistes et il faut alors appréhender en
un même mouvement leurs parcours qu’on a manqués
parfois et leurs productions présentes.
|