La galerie présente à partir du
23 octobre une exposition de sculptures récentes de cette
grande artiste. Née à Barcelone en 1946, Susana Solano
a participé à de nombreux événements
internationaux tels que Documenta VIII et IX (1987 et 1992), Sao
Paulo Biennale (1987), Sculpture projekte in Münster (1987),
Biennale de Venise (1988 et 1993)....
Pour Susana Solano, l'essentiel se résume à la méditation
d'une forme dans l'espace. Eternelle préoccupation d'un sculpteur.
Son matériau de prédilection étant l'acier inoxydable,
on est surpris lorsque l'on visite l'artiste de constater que, travaillant
seule, elle réalise d'importantes pièces avec une si
grande économie de moyens. Pas de traces, et une dualité entre
le poids de l'oeuvre et légèreté d'aspect.
Différentes facettes de son travail ont été présentées
dans d'importantes expositions récentes; les peintures, photographies
et installations au MACBA à Barcelone en 1999, la sculpture
au Museu de Arte Moderna, à Sintra en 2001 et enfin la FONDACION
ICO à Madrid en 2007-08 où Solano montrait ses projets
associés à l'architecture.
Photographies sur demande.
Susana Solano ne participe pas aux choses qui l'entourent.
Elle est une observatrice qui capture le souffle de ces choses à travers
les expériences qu'elle vit, pour l'insuffler ensuite aux
oeuvres qu'elle crée.
Son travail se matérialise dans des objets qui transcendent
la sphère physique et nouent des liens avec des situations
dans lesquelles la méditation et le sentiment sont les facteurs
prédominants. Solano en est venue à considérer
la sculpture comme un voyage dans le temps.
"
L'art cache la signification du temps - le temps qui mène
au silence, à l'oubli, à la perte,... L'art appartient à la
toile qui encapsule le temporel et se le rappelle, les lumières
qui l'illuminent et les regards qui l'approchent pour explorer ce
qu'il entraînent", nous dit Solano.
"
Les expériences qui composent la surface de nos vies sont
nombreuses. Mais quelques unes réussissent à pénétrer
comme des flèches le noyau de l'existence, atteignant ainsi
certaines zones neurologiques qui constituent le réservoir
de nos actes et pensées et la source pérenne et intime
de nos émotions. Ces profondes expériences - les nôtres,
et uniquement les nôtres- sont totalement transformées,
que ce soit volontairement ou inconsciemment, en un univers dominé par
la mémoire et l'image. L'image de la mémoire est stockée
en dehors du temps, voguant librement à travers les domaines
irréguliers de l'égo, tout en gardant le droit d'apparaître
ou de disparaître à son gré", dit aussi
Solano.
Pour Solano, le corps est l'indicateur du temps. Ses sculptures ne
sont pas anthropomorphiques pour autant. Pourtant, même dans
ses oeuvres liées à l'architecture, c'est le corps
qui constitue la référence. Il devient par ailleurs
un avec le travail de façon immédiate quand il passe à travers
et complète la sphère du sens.
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