Pour sa deuxième expo à Paris, l’artiste
allemand Anselm Reyle (né en 1970) présente à la
galerie Almine Rech “Construction of Harmony”, soit quelques-uns
de ses récents travaux : notamment cette immense peinture “abstraite” et
très horizontale (voir ci-dessus), une installation rose fluo
(au premier étage, voir image ci-dessous à gauche),
ainsi qu’une sculpture de style organique d’un bleu-violet
lisse et brillant (voir ci-desous à droite). L’ensemble,
plutôt strass et flash, fonctionne à merveille dans
l’espace blanc et très épuré de la galerie
de la rue Saintonge, représentatif finalement d’un certain
renouveau ou préférence pour les teintes ultra-vives
que l’on connaît déjà chez Jeff Koons (ici
encore) ou Bertrand Lavier. Mais on sent la citation affleurer à chaque
pièce, ici James Turrell, là Dan Flavin, ici Rothko,
là Henry Moore. C’est vraiment parfois très très
gênant ; parfois la réinterprétation décorative
se fait plutôt froide et neutre, et finalement ce bon goût
général et généralisé peut l’emporter.
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