À l’occasion des 100 ans de la naissance
de Max Bill, le Centre culturel suisse rend hommage à cet
artiste fondamental qui a incarné la modernité de façon
exemplaire en bannissant les catégories. À la fois
architecte formé au Bauhaus, peintre abstrait et cofondateur
du mouvement de l’Art concret (il fut élève de
Kandinsky et Klee), mais aussi graphiste, typographe, scénographe
d’exposition et designer, certaines de ses réalisations
font désormais partie des grands classiques.
L’exposition “Around Max Bill” propose d’explorer
l’influence de cet artiste sur une nouvelle génération
de créateurs internationaux et de vérifier si sa production
ou son enseignement continuent d’inspirer certaines pratiques
artistiques. Grâce à la fabrication exceptionnelle d’un
nouveau moulage en bronze de la fameuse sculpture Rhythmus im Raum
(“Rythme dans l’espace”), datée de la fin
des années 1940 et qui accueillait les visiteurs à l’entrée
de l’exposition de design historique “Die Gute Form” en
1949 à Bâle, “Around Max Bill” invite littéralement à tourner
autour de cette œuvre inspirée du ruban infini de Moebius
pour découvrir ses différents héritiers.
Ce projet est conçu par Nicolas Trembley, chargé de
projet au Centre culturel suisse.
ARMANDO ANDRADE TUDELA (Pérou, 1975) utilise les moyens du
collage, de la photographie, du film ou de la sculpture pour comprendre
comment la modernité et la culture contemporaine ont été assimilées
au Pérou, et plus largement en Amérique latine. L’artiste
revisite les utopies et les pratiques expérimentales de l’architecture
des années 1960 à nos jours et analyse les relations
qui
s’installent entre le paysage et son usage par l’architecture.
WADE GUYTON (États-Unis, 1972) développe un corpus
d’œuvres qui évoque l’histoire de l’art
du XXe siècle avec une prédilection pour la sculpture
et la peinture abstraites des années 1950. L’artiste
américain compile des images trouvées dans des catalogues
d’art et d’architecture qu’il arrache et marque
de signes typographiques, impersonnels et abstraits, réalisés à l’imprimante.
Wade Guyton pose ainsi la question de l’héritage historique,
de sa représentation, de sa transformation et de la déperdition
de l’aura de l’œuvre.
Pour cette exposition, il réalise une peinture qui reprend
les contrastes et juxtapositions de couleurs primaires, fréquentes
chez Max Bill.
PAUL ELLIMAN (Grande-Bretagne, 1961) est un designer qui s’intéresse
particulièrement aux influences réciproques de la technologie
et du langage. Il développe depuis plusieurs années
la police de caractère “Bits” ou “Found
Fount”, sans nom définitif, sorte d’alphabet évolutif
qui change en se nourrissant de formes et de lettres trouvées
ou déjà utilisées sur différents supports.
Pour lui, art et design ne font qu’un. Profondément
marqué par les enseignements de Max Bill à la célèbre École
supérieure d’esthétique pratique d’Ulm,
il propose ici un travail typographique spécifiquement lié à la
pensée du maître.
“Around Max Bill” est réalisée avec le
soutien de la société Holcim France
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