Thomas Huber est un peintre. Il
pense en images. Depuis 1982, il propose une œuvre singulière et analytique
conçue comme une sorte de récit autour de la peinture
elle-même, sa fabrication, sa mise en espace.
Même vide de tout personnage, la peinture de Thomas Huber
traite de l’espace, de son imaginaire, de nos rencontres en
elle. Absolument transparents tant par leur aspect figuratif que
par leurs couleurs pastels, les dispositifs qu’il choisit sont
rendus complexes par le jeu des ombres, des reflets, de la lumière
qui passe d’un espace à l’autre. Nourri des conceptions
des grands modernes, Mies van der Rohe, Le Corbusier, Mondrian, Huber
projette le plan dans l’espace cubique, interrogeant l’énigme
de la perspective et de la profondeur.
L’exposition rassemblera un groupe de 52 huiles sur toile
et de 27 aquarelles et carnets datés de 1993 à 2007. À Carré d’art,
la mise en abîme, le tableau dans le tableau, qui est l’un
des modes de fonctionnement de ce travail, s’étendra à l’environnement
même de la salle d’exposition pour convier le visiteur à une
longue promenade dans la peinture.
Cette exposition est une coproduction
avec le Marta Herford et la Kunsthalle de Tübingen.
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