Vernissage le vendredi 13 octobre
2006 à partir
de 18h00
Placées dangereusement entre désir
et détachement, les petites toiles d’Amanda Besl dressent
de manière provocatrice le portrait de jeunes adolescentes.
D’un point de vue féminin, elle explore les complexités
d’une esthétique qui fétichise la jeunesse. Se
détachant du mur par leurs bords biseautés, les petites
toiles indépendantes apparaissent alors comme des moments
narratifs. Leurs petits formats donnent une vision plus intime de
ces instants figés et tend à rappeler leurs passés
d’images photographiques. Inspiré par les photos de
mode des revues pour adolescente, chaque image se transforme sous
le pinceau d’Amanda Besl en un appel à la sensualité,
en imprégnant ses sujets d’une beauté presque
transcendantale. Elle crée des images sublimes et menaçantes à la
fois, en évoquant le mélange entre la vulnérabilité enfantine
et la sexualité adulte. Chaque instant figé nous parait
en même temps familier et distant. Nous reconnaissons presque
ces filles, comme si elles sortaient de notre propre vie, mais elles
suscitent plus d’appréhension que de nostalgie.
Elle utilise des éléments Freudiens, comme le fétichisme
de la masculinité en utilisant des expressions de la fixation
orale et du langage corporel et en suggérant les aspirations
obsédantes de l’adolescente avec une clarté dérangeante.
Ainsi, dans les toiles d’Amanda Besl les chevaux agissent comme
un contre parti suggestif et de par son absence, la présence
masculine se fait plus que jamais ressentir.
Elle est représentée par la Lyons Wier Ortt Contemporary
de New York. Son travail a été exposé dans plusieurs
galeries à New York et un peu partout aux USA et aussi chez
Aeroplastics à Bruxelles et Artspace Witzenhausen à Amsterdam.
Elle a travaillé à la Rothschield Collection et à Nichido
Contemporary à Tokyo. L’auteur et critique d’art
Saul Ostow a comparé ses peintures aux romans de James Joyce
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