Divisée
en quatre zones, l'exposition Fabrica : les yeux ouverts cherche à mettre
en lumière auprès du public les travaux de ce lieu
de recherches pluridisciplinaires ouvert sur le reste du monde.
La première de ces zones dévoile le cœur de l'activité de
Fabrica : la communication visuelle. Graphisme, photographie et vidéo
sont en effet des instruments au service des partenaires de Fabrica,
parmi lesquels de nombreuses institutions et organisations non gouvernementales
comme SOS Racisme, Reporters Sans Frontières, et diverses
agences des Nations Unies. Deux campagnes globales de communication
sont ainsi présentées dans l'exposition : « Violence » (2004)
avec l'Organisation Mondiale de la Santé et « Food for
Life » (2003) avec le Programme Alimentaire Mondial.
La seconde zone dénote l'ouverture sur le
monde caractéristique des activités de Fabrica avec
des reportages photographiques thématiques réalisés
dans le monde entier et regroupés sous le titre I See. Cette
partie présente également un projet en collaboration
avec Reporters Sans Frontières : Colors Notebook vise à donner
la parole à ceux qui en sont généralement privés à travers
un recueil de témoignages écrits de personnes vivant
dans les endroits les plus reculés de la planète ou
dans des lieux où la liberté d'expression est menacée.
La troisième zone met en avant les expérimentations
interactives tant sensorielles que cognitives développées
par les équipes de Fabrica. Nécessitant la participation
physique du spectateur, Dialogs est une installation lumineuse et
sonore. Plongé dans l'obscurité, le visiteur ne pourra
en déchiffrer le(s) sens qu'en se déplaçant
pour trouver le bon point de vue. De même, l'installation We
are the Time. We are the Famous joue elle aussi avec la mobilité du
visiteur en projetant son image fixe ou en mouvement selon la vitesse
de ses déplacements. Conçu comme un outil de recherche
interactif, Stock Exchange of Visions invite à porter un regard
sur le futur tandis que 10x10 met en évidence la façon
dont les différents médias du monde rendent compte
différemment d'une même information à partir
d'images piochées sur le Net. Enfin, le court-métrage
Evidence aborde le rapport qu'entretiennent les enfants avec la télévision.
La dernière zone de l'exposition décline l'identité de
Fabrica grâce à une visite virtuelle de ses bâtiments
mais aussi en revenant sur les personnes qui la composent à travers
des auto-portraits vidéos. L'exposition donne ainsi l'occasion
de découvrir l'éventail des projets de ce centre de
production à la recherche de nouveaux styles, de nouveaux
langages, de nouvelles idées et de nouveaux matériaux
pour créer les formes de communication du futur.
Parallèlement à l'exposition, le Centre
Pompidou présente un cycle de cinéma dédié aux
différentes activités de Fabrica dans ce domaine. Depuis
sa création en 1998, Fabrica Cinéma prône en
effet l'intervention en faveur du cinéma indépendant
et en particulier du cinéma tourné en Afrique, au Moyen-Orient,
en Asie et en Amérique Latine. Soutenant les initiatives locales,
ce département a ainsi aidé à produire, à co-produire
et à diffuser de nombreux films, dont entre autres, Blackboards
de l'iranienne Samira Makhmalbaf, No Man's Land du réalisateur
bosniaque Danis Tanovic ou encore Tropical Malady du thaïlandais
Apichatpong Weerasethakul, primés dans d'aussi nombreux festivals
internationaux. Un cycle de films réalisés, produits
ou distribués par Fabrica seront projetés dans les
cinémas du Centre sous la direction de Marco Müller,
directeur du festival de la Mostra de Venise qui animera une rencontre
avec certains des réalisateurs le 13 octobre.
Enfin, un cycle de performances musicales et de concerts
est aussi organisé avec notamment la présentation en avant-première
européenne de Winners d'Andrea Molino, nouvel opéra
multimédia de Fabrica Musica coproduit par le Festival de
Brisbane et en collaboration avec le groupe australien de percussions
TaikOz et l'orchestre symphonique de Dresde
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