Objectif non-sens Cette exposition
sera composée
d’une série de grands dessins et de grands wall-papers,
ainsi que d’une animation vidéo et d’une bande
dessinée. Au programme, fins du monde, hommes et femmes à oreilles
de lapins, gorilles contestataires, explorateurs à l’orée
des limites du monde, et bien d’autres thèmes encore
qui viendront éveiller chez le visiteur un petit espace de
malice qui l’aidera avec un peu de chance à digérer
le cauchemar du réel. L’intention déclarée
est enfin de trouver une distance au monde et de ses événements
sans pour autant ne pas en parler. Face à la multiplication
de l’idiotie dans les comportements, les médias, la
communication politique, les projets de réformes purement
mathématiques ou encore toutes les gouvernances qui se targuent
d’un cynisme indispensable à la bonne distanciation
entre administrés et administrateurs, il est temps de rigoler
un peu et de retrouver une attitude qui permette de faire déchanter
les trop sérieux apologues de la répression par la
communication. Le monde ne ressemble pas à ce que l’on
entend, il ne ressemble pas non plus à tous ceux qui agissent
au nom d’un pouvoir conféré par leur place dans
l’organigramme hiérarchique du capital ou de l’administration.
Chacun avait droit à son quart d’heure de gloire télévisée
selon Warhol, chacun doit aujourd’hui, pouvoir avoir droit
de ne plus prendre au sérieux tous ces prétentieux
et sinistres sophistes de la catastrophe, car la catastrophe vient
en général de celui qui l’énonce. On n’y
comprend plus rien, c’était volontaire et c’est
peut-être tant mieux car il n’y avait pas tant de choses à comprendre
au final. Cette exposition boucle un cycle de dessin –les fictions
médiatiques-, elle est également l’ouverture
d’une nouvelle forme de pratique de l’engagement plastique
par la distance aux événements et par leur relecture
corrosive. L.O. octobre 2010
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