Armé de tubes de gouache, de peinture glycéro
très diluée ou de stylos aquarellés fluo, Ernesto
Sartori travaille principalement sur des surfaces de bois et des
installations faites d’éléments modulaires.
Dans le monde imaginé par l’artiste, la complexité de
l’exercice de géométrie côtoie la fantaisie
des jeux enfantins. Le regard navigue sur un terrain jamais plat, et
se heurte aux angles multiples et aux arrêtes aiguisées.
Il glisse sur les pentes dangereuses, ou gravit les étages des
modules empilés. Ses oeuvres explorent les espaces praticables
comme les zones à risques. Elles peuvent évoquer, en
fonction de nos références, la mise en volume des peintures
cubistes, la pixellisation ou l’atomisation à une échelle
gigantesque, ou encore le passage à la 3D des livres illustrés
ou des bandes dessinées.
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