Justine Emard, Yann Lacroix, Camille
Le Houezec, Maud Lemaître, Louise Pedel, Chloé Robert,
Pauline
Toyer, Quang Wang ont été sélectionnés
cette année par Stéphane Correard (commissaire indépendant
en
charge du Salon de Montrouge), Olivier Masmonteil (artiste), Elfi Turpin
(commissaire d’exposition indépendant
et critique d’art).
Le principe de l’exposition est simple. Le centre d’art
constitue un jury composé de personnalités du monde de
l’art, différent chaque année qui sélectionne
cinq à huit jeunes diplômés parmi les étudiants
de dernière année
des écoles d’art de Bourges, Clermont-Ferrand et Limoges.
Les sélectionnés participent activement au montage de
leur exposition, accompagnés par l’équipe du centre
d’art.
Ils s’impliquent ainsi dans le choix des oeuvres exposées
et leur implantation dans l’espace. Pour les artistes
retenus, Première est une façon de confronter leur travail
au regard de divers professionnels de l’art et d’affirmer
leurs recherches artistiques.
Le Centre d’art reçoit le soutien moral et financier du
Ministère de la Culture - DRAC Limousin, du Conseil Régional
du Limousin, du Conseil Général de
la Corrèze et de la Commune de Meymac.
Que ce soit en photographie, en vidéo ou en installation, Justine
Emard explore les limites
formelles du cadrage. L’écran de cinéma ou la projection
mentale jouent sur la mise en abyme
déstabilisant ainsi le regardeur et l’invitant à voir
autrement ce qui l’entoure.
Yann Lacroix peint et dessine à partir de souvenirs ou d’images
des médias qui l’ont marqué et dont il cherche à rendre l’atmosphère. Il ne
s’agit pas d’une approche figurative du trait, mais
de donner à voir ces images après qu’elles soient
passées par le prisme de l’émotion et par les
possibilités qu’offrent les médiums qu’il
emploie.
Camille Le Houezec brouille les frontières entre l’artiste
et le curator. Tout à la fois sujet, médium
et réflexion, l ‘exposition est pour elle un terrain d’expérimentation.
Elle y présente à la fois ses
oeuvres et celles d’autres artistes qui collaborent à son
projet devenant ainsi une installation
artistique à part entière.
Maud Lemaître part d’un mot, d’une expression, d’une
sentence dont elle dissèque chaque
composant à l’aide d’un dictionnaire. Elle manipule
les définitions en utilisant son crayon à dessin
comme un scalpel. Dans un second temps, elle modélise en volume
cette expérience lexicale pour
mettre son raisonnement à l’épreuve du réel.
Louise Pédel, dans un jeu d’aller-retour entre le langage
et l’objet, interroge l’objet quotidien
comme langage. Elle part de la fonction de l’objet pour concevoir
sa forme la plus adéquate par
rapport au mot qui le désigne. Ou, à l’inverse,
elle part d’une expression telle que « dessous-detable»
pour imaginer l’objet qui incarnerait au mieux l’expression.
Marquée par plusieurs années passées à la
Réunion, les dessins de Chloé Robert sont peuplés
de végétation luxuriante, d’animaux expressifs
et de couleurs chatoyantes. Ses dessins peuvent
prendre la forme de petits formats griffonnés dans un cahier
puis assemblés en une mosaïque sur
le mur ou celle d’une fresque murale, mais quelque soit le format
choisi, c’est à son intimité età ses souvenirs que l’artiste nous donne accès.
Le détournement est au centre de la pratique artistique de Pauline
Toyer : un vieux réfrigérateur
devient sculpture minimaliste, des boîtes de médicaments
retournées mettent en relief des motifs
en braille d’une grande finesse formelle... À partir d’une
série de photographies sur les cabanes
dont elle ne retient que les structures de la construction, elle crée
un module qui acquiert ainsi
valeur sculpturale.
Les oeuvres de Wang Quan dénoncent notre société de
consommation et joue avec ses codes
pour créer des sortes de « vanités contemporaines ».
Il se met en scène dans des performances
qu’il présente ensuite sous forme de caissons lumineux
ou de photographies.
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