Artiste protéiforme, Alice Daquet aka Sir
Alice navigue dans différents univers: la recherche, la création
musicale, plastique et chorégraphique .
Elle monte sur scène à 14 ans au sein d'un groupe
de rock alternatif punk et suit une scolarité exemplaire.
Diplômée en sciences cognitives et neurosciences, elle
est chercheuse plusieurs années à l' Ircam autour des
interfaces homme-machine. Pendant cette période, à 22
ans, elle signe chez Tigersushi son premier EP. Une musique entre
post-punk et électronique expérimental très
pointue qu'elle produit intégralement seule.
Sa voix lui vaut d’être invitée sur différents
projets, du célèbre Nouvelle Vague, à des projets
de musique improvisées. Récemment Maxime Delpierre
lui demande d’incarner la Diva de «Viva & The Diva» groupe émergeant
aux influences kraut rock et hip hop. Connue comme auteur, compositeur
et interprète musicale principalement, elle écrit aussi
pour des chorégraphes, des ensembles contemporains ou ses
propres projets artistiques et se fait remarquer dans le domaine
de l'art contemporain comme performeur.
Elle produit maintenant des travaux vidéos et photos. Parmi
les dates importantes, en 2005, elle expose à la Fondation
Cartier dans le cadre de J'en Rêve une installation sonore
et performe pendant les soirées nomades. Elle est invitée
aux Nuits Blanches 2006 de Paris pour lesquelles elle propose une
performance de 10 heures: Le Bleu du Ciel. En 2007, son premier film
est réalisé et présenté au nord de la
Norvège dans le centre d'art de la ville de Tromso. Elle réalise
depuis la plupart de ces oeuvres plastiques dans ce pays.
«Un instant avant l’accès à la conscience,
avant l’abstraction, la capacité d’évoquer
l’absent, sans le montrer, le concept, simplement le nommer,
la capacité de représenter, de se représenter,
comme un concept, de se nommer. Un instant avant, ainsi dépourvu
d’identité, de se savoir exister.
J’ai créé des êtres, ni homme, ni femme,
ni même animal dont j’emprunte les enveloppes, les juxtaposant,
comme une mue inachevée.
"
Mes monstres" ne sont que l’imagination d’une espèce
bien réelle que l’Homme n’a jamais trouvé.
Une espèce empruntant à l’homme comme à l’animal
sans instinct, ni conscience, passant d’un état à un
autre, se métamorphosant à la manière d’Ovide,
se dépeçant de ses peaux d’animaux, désincarnant
l’Humain.» Alice Daquet |