Né en 1936 à Paris, Michel Tyszblat
a été marqué par les enseignements d’André Lhote
( en 1956) et de Robert Lapoujade ( en 1960). S’il ressent
des affinités avec Bernard Rancillac, Hervé Télémaque
et Jan Voss, Tyszblat dit se situer à la "lisière" de
la Nouvelle Figuration. Proche de Martin Barré, il n’adhère
pas non plus à la peinture minimaliste. Tyszblat est un peintre
figuratif urbain inspiré par les objets de la civilisation
industrielle (moteurs, écrans de télévision…),
mais il s’éloigne du pop art et de la représentation
formelle pour créer un univers très personnel. Au-delà des
périodes différentes, des remises en question et des
ruptures (abstrait puis figuratif), un fil conducteur relie les séries
de Tyszblat : son goût raffiné de la couleur, ses formes
en volumétrie, la musicalité et le lyrisme de plus
en plus libre de ses compositions, son côté surréaliste
et son humour constituent la trame du "style Tyszblat ".
L’exposition à la galerie du Centre est l’occasion
de découvrir des peintures, gouaches et aquarelles, en majorité inédites,
réalisées ces deux dernières années.
Les amateurs pourront notamment se "régaler" avec
la série de Tyszblat sur le thème de l’assiette,
ici corne d’abondance, boîte de Pandore (et à rêves)
d’un créateur qui nous surprend sans cesse.
Cet artiste expose en galerie depuis plus de 40 ans,
il a réalisé plusieurs œuvres
monumentales et commandes publiques. Il est présent dans les
musées et collections publiques en France et à l’étranger.
Brigitte Camus
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