La galerie schleicher+lange
a le plaisir de s’associerà
galerie Edouard Manet, centre d’art de Gennevilliers
pour présenter l’exposition individuelle de Zoë Mendelson,
Lie Detector - Illusion / Delusion dans les deux espaces simultanément.
L’artiste britannique Zoë Mendelson vit et travaille à
Londres. Elle a réalisé sa première exposition
personnelle dans une institution française,
Headspace, aux Collections de Saint Cyprien (fév.– mai 2008). Elle participe actuellement à l’exposition
collective au CRAC Alsace, Waoohhh ! Le merveilleux
dans l’art contemporain, (jusqu’au 4 janvier
2009).
Le projet Lie Detector a été conçu comme une
exposition en trois parties, les deux premières
ayant lieu dans deux espaces d’exposition (galerie
Edouard Manet, centre d’art de Gennevilliers et la
galerie schleicher+lange). La troisième se déroule
virtuellement, comme dans une autre dimension.
Elle se manifeste dans le lien avec l’atelier de
l’artiste, duquel arriveront des dessins dans les
deux espaces, imprimés sur le rouleau de papier
d’un vieux fax.
Le titre éloquent détecteur de mensonges immédiatement
démenti par l’illusion et le leurre,
nous situe dans une troisième voie entre le vrai
et le faux. La machine – ici, le polygraphe du titre–
est une des clés du travail de Zoë Mendelson,
qui emploie dans ses collages, dessins et installations
des télescopes, des jumelles, des projecteurs,
des dispositifs désuets, utilisés sans nostalgie.
Ils renvoient plutôt à l’autorité absurde
que nous
accordons aux machines et qui est plus aisée à repérer
dans des modèles obsolètes. Cela remet également à l’enfance
et à la fascination pour ce
qui est dans l’entre-deux, à la fois vrai et pas – la
fiction et le plaisir des correspondances. Celles-ci
s’étayent dans les dessins et collages de l’artiste
où le pulsionnel s’associe au décoratif.
Lie Detector. Act II : Delusion, le volet présenté à la
galerie schleicher+lange, est conçu
comme une architecture contenant des rêves et des projections.
Le projet prend source dans l’expression
britannique «bedlam». Le mot, dont le sens actuel
est «confusion» ou «tumulte», advient de l’ancien
hôpital
psychiatrique londonien, le «Bethlam Royal Hospital»
. «Bedlam» a par la suite désigné tout asile
psychiatrique. Cette évolution du langage décrit la
démarche de l’artiste pour l’exposition, qui emploie
ses collages et dessins dans une perspective évolutive,
en les mettant en scène et transposant sur
des caissons lumineux, des structures affublées
d’oeilletons ou de désuètes jumelles d’opéra.
Elle
se penche, en particulier, sur la notion anglaise de«
delusion» (leurre, hallucination du malade mental,
illusion persistante). Cette superposition d’une
image intérieure à celle de la réalité objective,
est
ici associée à sa pratique du dessin.
Lie Detector. Act I : Illusion (extrait du communiqué de
presse) à galerie Edouard Manet, centre d’art
de Gennevilliers réunit un ensemble de nouvelles
pièces – installations, objets, dessins et collages– qui
met en scène,
avec humour et non sans théâtralité, les principes
de fabrication des images mentales, fondés sur la rencontre
entre subjectivité et réalité. Les faux
faisceaux lumineux d’antiques
projecteurs indexent de réels collages ou dessins
accrochés aux murs. Sur des étagères, des
confiseries réalisées par une pâtissière
anglaise lors
d’une performance le soir du vernissage donnent
forme et existence aux motifs décoratifs de Zoë Mendelson.
Plus loin, un buffet des années 20, également transformé en
cabinet de curiosités,
abrite des dessins, des collages dans des caissons
lumineux, ainsi qu’une série de photographies dans
laquelle l’artiste reprend les poses des patientes
saisies par Jean-Martin Charcot à la fin du XIXe
siècle.
|