José-Manuel Ballester, né en 1960 à Madrid
ou il vit et travaille.
José Manuel Ballester évacue toute possibilité de
vie dans des environnements qui oscillent entre l’utopie urbaine
et des constructions gigantesques en cours de réalisation. L’univers
de cet artiste est principalement lié à l’idée
de
perte de l’individu, ses photographies sont une métaphore
du temps, de la perte de tradition et de mémoire.
Il cherche à représenter, dans ses photographies, des
espaces intérieurs d’une beauté froide, désintéressés
de
l’humain. L’absence de lumière naturelle, d’ouverture
sur l’extérieur renforce l’artificialité des
architectures et
l’impression de vide. Les architectures que Ballester photographie,
par un travail sur le cadrage et la lumière,
deviennent des éléments abstraits et irréels dénués
de toute fonctionnalité. Depuis les années 2000, José Manuel
Ballester réalise des séries photographiques représentant
des paysages urbains inquiétants : des musées, des
aéroports déserts, des couloirs, des escalators, vides… Sa
démarche artistique consiste à capter dans ses
espaces, ses lieux, une atmosphère particulière : le
vide, le temps, la solitude. Cette recherche de “la poetica del
paisaje” est une manière de nous faire percevoir différemment
notre environnement et de nous inviterà expérimenter de nouvelles sensibilités avec celui-ci.
Ballester considère ainsi que : “ Chaque architecture
est une réponse à une forme de vie, une manière
d’apprécier
le monde. Nous nous élaborons un environnemment artificiel en
fonction de nos nécésités.
Les scénographies contemporaines révèlent les
splendeurs et les défauts de nos cultures. Chaque société nous
montre son identité au travers de la physionomie de ses villes,
de ses labyrinthes artificiels.” D’où sa volonté de
mettre en avant une architecture parcellaire, figée, exempt
d’humanité.
Dans ses derniers travaux, réalisés en Chine, Ballester
confronte la réalité urbaine à l’utopie
architecturale. Il se
concentre désormais sur l’instant ou l’architecture
est en cours de réalisation ou quand celle-ci vient à peine
d’être
achevée, brouillant ainsi passé, futur et réalité en
une sorte de portrait temporel de chaque bâtiment.
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