Vincent Corpet
A travers ses Analogies, Vincent Corpet a développé des
oeuvres binaires. Chaque diptyque est construit suivant un principe
formel où dans une forme identique s’inscrit d’un
côté un couple, de l’autre une nature morte.
Dans cette contrainte, le peintre s’attache a présenter
des types de relations souvent violents entre couples, en face une
nature morte. Pour ce peintre, qui s’est attaqué à l’oeuvre
de Sade, il montre une ironie mordante dans ce face à face
sur ce que nous nommons les relations humaines.
Max Streicher
Sculpteur du vide, Max Streicher a crée depuis plus de vingt
ans des oeuvres en tissus vinyliques dont le principe actif est l’air.
Ses sculptures « gonflables » ont pour principe premier
le vide. Ces « Géants » qui se font face sont
paradoxaux.
Par leurs tailles dans l’espace d’exposition, ils sont
censés nous écraser, mais par le médium utilisé,
sa couleur et les mouvements de l’air qui leurs insufflent
une forme, ils semblent appartenir au domaine de l’esprit voire
du rêve ou des visions. Notre confrontation à eux est
onirique plutôt qu’angoissante.
Denis Castellas
La peinture de Denis Castellas est une oeuvre cultivée dans
le sens où elle puise ses inspirations dans de multiples domaines
: de la littérature au cinéma, des sujets populaires
aux penseurs de notre culture occidentale.
Cette toile est un portrait frontal de Lénine. Il est en
chaise roulante, le regard fixe et percutant d’une personne
dans ses derniers instants.
Autour, la peinture blanche fonctionne comme des
limbes qui retiennent ce corps frontal avant sa chute définitive. Dans ce face à face
avec le spectateur, il y a un ultime défi par ce personnage,
ici affaibli, qui façonna notre monde.
Sylvie Fajfrowska
Grande coloriste, Sylvie Fajfrowska utilise la couleur et sa technique à la
cire pour développer une oeuvre originale. Dans les scènes
de confrontations qu’elle décrit, il n’y a jamais
de réelles rencontres.
Chaque personnage joue son rôle mais personne ne se voit vraiment.
Un homme menace de son taser un personnage qui ne semble pas concerné.
Vision d’une humanité non pas vraiment face à face
mais qui singe la rencontre et reste enfermée dans son silence.
Jean-Michel Pradel-Fraysse
Notre part d’animalité est le sujet principal des oeuvres
de cet artiste. Ses sculptures à la facture classique représentent
des animaux domestiques ou sauvages que nous reconnaissons. L’artiste
a choisi de nous confronter ici à ces espèces.
Sortant du mur, ces trompes ou museaux résument à eux
seuls la bête en entier. Comme le nez pourrait résumer
notre humanité, en tout cas la différencier, ici ce
sont les « excroissance nasales » qui nous font face
comme une question. Cette présentation frontale de masques
bestiaux, à la Messerschmidt, nous questionne sur nos différences.
Nazanin Pouyandeh
Jeune peintre, Nazanin Pouyandeh s’est attachée dans
ses oeuvres à décrire les relations entre hommes et
femmes. Relations de désirs, de séparations ou d’indifférence,
le couple se confronte dans son existence à la violence d’un
long face à face.
Dans ses dernières oeuvres, la relation binaire à fait
place à des réunions oniriques où des jeunes
filles perverses se retrouvent entres elles. Face à la complexité des
relations aux hommes, elles semblent avoir préférées
ces plaisirs en miroirs et entres elles.
Steve Galloway
Les dessins de Steve Galloway sont d’une extrême précision.
Dans ses oeuvres se confrontent une connaissance de la culture picturale
européenne et une culture populaire et américaine des
Comics.
Des visions aux caractères surréalistes auquel s’ajoute
un humour grinçant. Cet humour qui caractérise si bien
cette scène californienne lui a permis de s’imposer
dans le concert de l’art contemporain en réactualisant
ses références.
Ici c’est un spectateur qui découvre, dans ce face à face,
le visage de Picasso, sculpté à l’image du Veau
d’Or. Quant le nom devient oeuvre et la signature sacrée.
Ironie mordante du californien sur nos têtes à têtes
avec l’oeuvre d’art.
Marc
Lathuillière
Les photos présentées ici ne sont qu’un aperçu
du travail important réalisé par ce photographe. Pendant
plus de deux ans, il fit le tour de France, de villages en villages
: à la rencontre des gens, des métiers, des paysages,
de ce que l’on appelle la France et les français.
Cette cartographie est remarquable par son principe
de base : chacun y est saisi dans son élément, son décor, ses
habitudes et doit porter un masque identique et neutre. Le personnage
principal disparaît dès lors et c’est tout son
monde qui prends corps
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