Né en 1927 à Bruxelles
Peintre et graveur, Pierre Alechinsky vit et travaille en France
depuis 1951.
De 1948 à 1951, il adhère au mouvement Cobra, né d’un
désir commun d’artistes, peintres et poètes,
de libérer l’acte artistique après les années
de guerre.
Alechinsky a développé un œuvre gravé parmi
les plus vastes du dernier demi-siècle. Depuis plus de cinquante
ans, de nombreuses expositions récurrentes en France et à l’étranger,
retracent l’œuvre de cet artiste essentiel de la seconde
moitié du XXème siècle.
Texte de Jean Raine sur Pierre Alechinsky
"Rencontré chez Luc Hasaerts vers 44 ou 45 je l'initie
au surréalisme malgré les tabous que faisaient peser "La Jeune peinture" d'alors
(abstraction
froide, réalisme populaire). Pierre Alechinsky, généreux
mais sans
complaisance comme tous ceux qui ont du génie et le punch,
pôle
d'attraction, trop souvent mal compris, reste comme l'aurait dit
Maeterlinck, l'ami lointain mais sûr, souvent sensible aux
appels des
cloches de brume et dieu sait qu'avec l'âge, les océans
s'agrandissent et
dispersent. Pierre rédigera la préface de ma première
exposition à Parisà la galerie du Ranelagh en 1964. C'est lui qui m'avait présenté à Ginet,
le
propriétaire de ce cinéma-galerie. Amitié profonde
et sans faille mais non
linéaire, ma participation à Cobra n'eut pour seule
raison que les liens
qui m'unissaient à Pierre Alechinsky."
« Un tableau : de la pensée engloutie
dans la couleur et qui montre le bout de son nez »
«
Je ne possède pas les notions d’histoire de l’art
auxquelles on s’attendrait chez un peintre respecté parce
que chauve et barbu »
Pierre Alechinsky
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