pierre
ardouvin, valère
costes, herman de vries, bertrand
lamarche, glenda leon, paul pouvreau, nathalie wetzel
Le paysage est une invention récente. Né à la
Renaissance, en même temps que la perspective, c’est
le fruit d’un premier regard profane porté sur l’ici
et maintenant. Mais le paysage est également cosa mentale.
Ce sont précisément des images mentales enchâssées
dans l’image que chacun se fait de la réalité,
un mélange de virtuel et de réel, qui sont ici présentés.
L’art de Valère Costes explore par exemple le devenir
technique de la nature, en créant un authentique herbier de
plantes artificielles ainsi que de drôles de robots minimalistes,
herbus ou feuillus. Nathalie Wetzel signe quant à elle pour
la véranda de la Villa, une installation spécifique
faite de photos de paysages perforées jouant avec les effets
de transparence et de lumière. Tout sauf bucoliques, les paysages
de Pierre Ardouvin font de leur côté résolument écho à la
réalité contemporaine : entre artifice et kitsch, ils
entérinent la fin programmée de la notion de nature
authentique et éternelle. Paul Pouvreau propose pour sa part
une installation à base de cartons fonctionnant comme une
contre-image, un contretype de la représentation du paysage
urbain d’aujourd’hui. En résonance avec la 12ème
Biennale de l’Image en Mouvement de Genève, trois vidéos
sont également proposées : « le terrain ombelliférique » de
Bertrand Lamarche, déambulation d’une caméra
subjective à travers un jardin virtuel (30’, 2005) ; « filmnotes » d’Herman
de Vries, 8 séquences sur l’eau, les plantes, la forêt,
les champs, un film sur l’ambivalence entre le mouvement et
la tranquillité (27’, 1979) ; « cada respiro » de
Glenda León, le rêve comme possibilité de construire
son propre paysage, son propre monde (1’50’’, 2003).
|