La
galerie susan niel sen présente du
8 novembre au 15 décembre DEVIAZIONE, une exposition personnelle
de l'artiste
danois Ander s Moseholm. Le vernissage aura lieu le jeudi 8 novembre
de 18h à 21h en présence de l'artiste.
La vie urbaine en Asie subit de rapides transformations dans les domaines
de la culture, de la politique, et de l’économie. Villes
eté
conomies se développent à grande vitesse, créant
de nouveaux centres dans un monde changeant. L’Urbanisation en
est l’enjeu.
L’artiste danois Anders Moseholm dédie sa troisième
exposition personnelle à Paris à des réflexions
sur ces conditions particulières et
en offre une vue plongeante. Ses grandes toiles montrent des vues fragmentées
de villes en perpétuel changement. Dans une
volonté de cartographier, explorer, et schématiser, Moseholm
fige un instant dans le temps afin de suspendre momentanément
le
mouvement frénétique de la mégalopole.
Par sa peinture, Anders Moseholm cherche à élargir l’expérience
et les sensations produites par les stratégies photographiques
utilisées dans ses compositions, ainsi qu’à exploiter
les effets de vérité induit par ce medium. Qu’il
s’agisse de paysages urbains,
d’architectures classiques, de cinéma ou d’autres
thèmes issus de la mémoire collective, les motifs récurrents
chez l’artiste nous
parlent tous de notre identité et de ce qui l’a forgé,
de nos références, de notre culture.
Anders Moseholm sur l’exposition en cours et le thème
de l’urbanisation :
Nombre de grande villes ont évolué de façon explosive
au cours des deux dernières décennies et les conditions
de vie ont été radicalement améliorées. Mais l’accélération
actuelle et l’explosion de l’urbanisation impliquent également
la consommation de
ressources naturelles ; il en résulte un conflit entre le besoin
de les préserver et celui de s’étendre. Les tableaux
peuvent être vu
comme une cartographie qui souligne les intérêts et les
mouvements souvent conflictuels qui convergent, évoluent et
se dissolvent
dans l’espace de la ville.
Jean-Marc Stricker, France-Inter, sur la manière de Moseholm
d’entrelacer poésie et réflexion :"
Je connais peu d’oeuvres contemporaines qui entrelacent avec
autant de maîtrise et d’aisance l’intellect et l’instinct,
la réflexion et le
plaisir des sens. Anders Moseholm s’inscrit dans l’histoire
de la peinture, la prolonge et la distance. Il peint à l’huile
sur des grandes
toiles ; il peint la forêt, la ville ou une chambre vide, il
peint la lumière, et nous voilà soudain devant un mot
nouveau, non pas
inventé, mais rendu visible par le peintre."
Jean-Marc Stricker, France-Inter, Chronique sur l’exposition
And When She Looked Into the Room de Anders Moseholm à la Galerie
Birthe Laursen Paris, sept. 2004
Mette Sandbye, critique d'art, sur la manière dont Anders Moseholm
crée une narration en utilisant des empreintes de"
réalité" photographique dans ses peintures :
"
Selon moi, Anders Moseholm continue à développer le projet
de réflexion formelle sur les possibilités d’expression
par la peinture,
et en même temps, avec les références au réel,
il remplit ses tableaux de fragments de narration. Ce sont des bribes
d’histoire qui
nous atteignent et nous font participer à la reconstruction
du récit."
Mette Sandbye, critique d’art, ph.d. ‘Est-ce une photographie
?’, dans le catalogue ‘Anders Moseholm’, Aarhus,
Danemark 2000.
Selon Peter Brix Soendergaard, de l'Université d'Arhus, Anders
Moseholm crée une double négation en travaillant avec
des références évidentes au cinéma et à la
photographie, puis en utilisant le medium de la peinture :
«
Les tableaux d’Anders Moseholm montrent comment différentes
techniques de reproduction ont une influence presque
imperceptible sur la création d’image d’aujourd’hui.
Ses tableaux sont caractérisés par une subtile interrelation
avec la photographie
et le cinéma. Ainsi, les oeuvres admettent et acceptent la victoire
historique de la photographie, sa négation de la peinture, mais
sans
se ranger à l’exclusivité confiné de l’avancée
technologique, ou rejeter la peinture comme étant une discipline
révolue comme l‘ont
fait les artistes de la nouvelle avant-garde. Moseholm se confronte à l’état
des choses, et malgré tout continue d’insister sur la
pratique picturale. Anders Moseholm peint une négation : comment
la photographie nie l’art de peindre. Mais simultanément
il
peint déjà une autre négation : comment la peinture
nie l’art de la photographie. On pourrait ainsi déclarer
que cette tension
ambiguë entre photographie et peinture est ce qui crée
et détermine la signification globale et la qualité visuelle
des tableaux. »
Peter Brix Sondergaard, ph.d. de l’Université d’Aarhus, ‘Charged
after-images – a note on Anders Moseholm’s painterly strategy’ dans
le catalogue ‘ Mind Traffic’ publié en relation avec l’exposition de Moseholm du même
nom au Skive Art Museum en 2006.
Le plus
souvent, les peintures de Moseholm offrent une vue plongeante plaçant
le spectateur dans une positioné
trangement élevée. L’artiste dit de cette vue
particulière et du motif de la ville :«
Je cherche à créer une structure méditative
d’images qui communiquent un état mental de mouvement
et de présence dont j’ai
fait l’expérience à l’ère contemporaine”.
[…] “La vue plongeante est, bien entendu, un point de
vue sublimé mais elle souligne l’idée
que c’est la structure et l’archétype des mouvements
et des directions qui m’intéressent. Le tout forme un
tissage uniformisé. […]
Finalement, je vois la ville comme la trame de rencontres de nombreux
individus différents. On y voit le plus haut développement
de
la civilisation humaine et, parallèlement, sa plus profonde
dégradation.
Anders Moseholm dans ‘An interview with Anders Moseholm’ de
Mette Sandbye, critique d’art, ph.d, dans le catalogue ‘Mind
Traffic’ publié en relation avec
l’exposition d’Anders Moseholm du même nom au Skive
Art Museum en 2006.
Dans ses premières oeuvres, Anders Moseholm se positionne
souvent à l’intérieur, le regard tourné vers
l’extérieur,
mais dans ses derniers paysages urbains ce point de vue est renversé.
Chenxi Tang, de l’Université de Californie
Berkeley, a écrit à propos des avantages à être
un observateur externe:«
L’observation – si elle existe – est toujours l’observation
de l’autre. Dans ce cas, l’observateur en marge a toujours
quelque choseà dire sur le centre, éliminant par conséquent ce dernier.
L’oeuvre d’Anders Moseholm, n’ayant jamais perdu
de son signe distinctifé
laboré depuis ses débuts, semble maintenant se diriger
vers sa véritable mission – celle de l’observation
des conditions du monde
moderne depuis une position favorablement en marge. »
Chenxi Tang, professeur assistant de l’Université de
Californie Berkeley, dans le catalogue ‘Resonance’ publié pour
l’exposition d’Anders Moseholm du même nomà la Galerie Birthe Laursen Paris en 2002.
Souvent, un flux de texte vient troubler la surface des oeuvres d’Anders
Moseholm, agissant tel un voile séparant la
réalité d’un monde illusoire. Ces fragments de
texte sont comme un bruit de fond, une interférence, créant
une
membrane impénétrable entre l’image et le spectateur;
une structure hostile qui, peut-être, protège des souvenirs
vulnérables en les schématisant et catégorisant
:«
Les différents espaces créés par les textes
dans mes peintures sont des moyens de repousser les limites entre
la perception de la
peinture et le décryptage du langage. Lisibles ou non, ces
bribes de texte représentent également notre volonté de
structurer,
systématiser notre réalité. »
Une sorte de mélancolie accompagne souvent la frénésie
qui se dégage des paysages urbains d’Anders Moseholm.
L’artiste dit
de son choix :
«
Je pense appartenir à une génération pour laquelle
il a été facile de porter un regard critique sur le
monde, même s’il est parfois
mis à distance par l’ironie. Étrangement, pas
parce que le monde est réellement devenu plus laid qu’il
ne l’a toujours été. C’est peutêtre
le résultat du postmodernisme des années 80 et de cette
impression que le monde était rempli de gestes vides et de
désillusions.
J’ai trouvé beaucoup plus difficile et plus risqué d’essayer
d’exprimer quelque chose de crédible qui soit beau et
actuel. C’est presque
une marque de romantisme de penser que cela est possible. J’essaye
d'incorporer oppositions et critiques à l’image du monde
extraordinaire dans lequel nous vivons. Je ne parle pas du romantisme
mis entre guillemets, je pense véritablement que le monde
offre plus de possibilités que de limites.
Anders Moseholm, 2 extraits de ‘An interview with Anders Moseholm’ par
Mette Sandbye; critique d’art, ph.d. dans le catalogue ‘Mind
Traffic’ publié en relation
avec l’exposition d’Anders Moseholm du même nom
au Skive Art Museum en 2006.
Anders Moseholm est né en 1959 à Copenhague, où il
vit et travaille. Il a étudié à la School of
Visual Arts à New York, et est diplômé de l'Académie
Royale des Beaux Arts de Copenhague en 1996. Ses oeuvres ont été exposées
dans une grande partie de l'Europe ainsi qu'à New York et
Los Angeles
et il est représenté dans de nombreuses collections
publiques et privées.
dossier complet et visuels numériques pour la presse disponibles à la
galerie ou par retour de mail, ainsi que sur
www.susannielsen.com contact : 01 44 54 04 07 ou 06 85 05 14 82 ou
info@susannielsen.com
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