Ce travail relate la relation nouvelle
que l’on
peut avoir avec une œuvre.
Traditionnellement éclairée par des projecteurs, l’œuvre
en situation propose une relation frontale à ses objets.
Dan Flavin ou James Turrell ont proposé une perception de l’espace
artistique plus immatériel (au sens de moins solide) par l’usage
unique de la source de lumière.
Ici, on retrouve le support historique de l’œuvre (la toile)
en attente de révélation.
La source lumineuse est contenue dans l’œuvre, et lorsque
celle-ci est activée, la matière de la toile révèle,
en des endroits très précis, l’identité du
contenu.
L’œuvre se révèle, non par son éclairage
mais par la lumière contenue en elle-même.
Ce n’est pas une lecture frontale de celle-ci, notre regard ne
va pas vers elle, mais c’est la lumière qui en ressort,
venant vers nous, qui la fait apparaître.
Il y a donc deux états.
É
teinte, l’œuvre en attente, le rien.
Allumée, l’œuvre en apparaître, le rien s’ouvre.
Jean Piton, mai 2007
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