Pour sa deuxième expo perso à la
galerie Loevenbruck, Morgane Tschiember présente jusqu’au
5 janvier prochain une série de travaux très “picturaux” :
Iron Maiden rassemble en effet sous ce nom de code de grandes peintures
exécutées sur carrosserie de voiture. L’impact
visuel est de taille, à la mesure de l’intensité de
la teinte choisie et à la manière dont l’artiste
a appliqué les dégradés de couleur (du jaune
au rouge, du bleu au gris), faisant naître ou non l’impression
d’un paysage. Morgane Tschiember a déjà expérimenté les
effets de la couleur avec ses Pop up, des peintures laquées
sur bois, couleur appliquée en à-plats sur des supports
aux formes séduisantes, quasi publicitaire, voire “populaires” – au
sens warholien du terme bien sûr. Peinture, sculpture, mais
aussi vidéo, installation, photographie, édition…,
Morgane Tschiember fait donc preuve d’une belle vitalité créatrice.
A peine 30 ans, diplômée de l’Ecole des beaux-arts
de Paris et prix Paul-Ricard en poche (c’était en 2002),
la jeune femme semble très à l’aise, et sur tout
support, surfant allégrement sur les grands courants historiques
et stylistiques de l’art – comme cela se fait “beaucoup” actuellement –,
tel le Land Art avec une route réalisée grandeur nature,
baptisée Parallèle, récemment exposée
au Lieu unique à Nantes ; ou bien encore l’abstraction
lyrique de Jackson Pollock et d’Ellsworth Kelly qui semble
vraiment l’inspirer.
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