Né en 1929 à Saumur, André Brasilier
est Premier Grand Prix de Rome de peinture en 1953 et pensionnaire
de la Villa Médicis en 1954. Après de nombreux voyages à travers
le monde, il expose pour la première fois à Paris en
1959. Suivront New York, Tokyo, Vancouver, Genève, etc., puis
une première rétrospective en 1980 au château
de Chenonceau. Les dernières expositions en date se sont tenues
au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg
en 2005, à l’Espace des arts Mitsukoshi Etoile à Paris,
et à Tokyo en 2006. L’invitation qui lui a été faite
d’exposer ses œuvres à Château-Thierry, permet
de découvrir les paysages du Tardenois
Une vieille terre chrétienne et gauloise
Situé entre l’Aisne et la Marne, le Tardenois offre
ses paysages en pente douce, ses plateaux, ses collines couvertes
de forêts, ses vallées peu profondes au fond desquelles
coulent les rivières et les rus. Cette vieille terre chrétienne
et, gauloise selon la définition de Paul Claudel, est pour
le poète comme pour le peintre une terre d’inspiration,
car tous deux sont des hommes de l’enracinement. Pays natal
de Paul Claudel, le Tardenois est devenu la terre d’adoption
d’André Brasilier. Si Villeneuve fut le promontoire
de Paul Claudel et de sa sœur Camille, Loupeigne est devenu
celui d’André Brasilier : son point de départ
pour l’ouverture sur le monde dont parlait le poète.
Regarder en silence
L’exposition nous entraîne dans un Tardenois subtil
et fragile, où des chevaux bleus paisibles au fond d’un
Val Secret suggèrent que l’harmonie est encore parmi
nous, pour qui sait regarder… André Brasilier nous invite à regarder
en silence. Les chevaux, la nature, la musique et la femme sont les
thèmes récurrents du peintre. Son Tardenois – moins
sombre et moins terrien que celui de Paul Claudel – n’en
reste pas moins mystérieux et attachant. Pour ce peintre contemplatif,
le tableau est un fait plastique, qui représente une émotion
née de la vie. André Brasilier recherche la fragile
harmonie qui peut être établie entre le visible et l’invisible.
La composition tient également une place importante dans sa
démarche plastique.
Il ne faut pas peindre vrai, il faut peindre vraisemblable.
Dans son entretien avec Christiane Sinnig-Haas repris
dans le catalogue de l’exposition. Brasilier souligne: Je me considère
comme un marginal dans notre époque. Mais un marginal qui
a ses origines du côté des Nabis. Mon père était
en relation avec Maurice Denis, avec Emile Bernard…J’ai été nourri
de ses rencontres. J’en reviens toujours à Gauguin qui
disait, "il ne faut pas peindre vrai, il faut peindre vraisemblable".
Un refus du réalisme ? ça oui, je suis anti-réaliste
et c’est pour cela que, dans mon travail, on voit des chevaux
bleus, des chevaux rouges...Les œuvres exposées permettent
de mieux connaître sa terre d’inspiration, où il
avoue avoir fait un pacte avec la beauté heureuse malgré tout… une
affirmation qui le rapproche singulièrement d’un autre
poète né dans cette belle région et qui l’accueille
le temps de cette exposition... Jean de La Fontaine.
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Adresse :
MUSÉE JEAN DE LA FONTAINE 12, rue Jean de
La Fontaine, 02400 CHATEAU-THIERRY
INFORMATIONS : Tél +33 (0)3 23 69 05 60, Fax +33 (0)3 23 83
35 61
E-mail : lafontaine@easynet.fr
HORAIRES : Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 17h.
Fermé le mardi
PRIX D'ENTRÉE : Tarifs Adultes 3,3€. Groupes ou étudiants
2,15€. Moins de 18 ans 1,70€. Gratuit le mercredi.
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