g-module a le plaisir d'annoncer
la deuxième
exposition en Europe du dessinateur new-yorkais Dan Zeller. En continuité avec
sa première exposition chez g-module en 2004, intitulée
Biodégradable, Dan Zeller présente des dessins issus
d'un long processus de réélaboration de données
et de systèmes hétérogènes. Son travail
se présente comme un grand dispositif de traduction des jeux
de forces qui traversent le monde dans des fictions abstraites mélangeant
l'épique et l'inanimé.
À partir d'une hybridation de références (à la
cartographie, au dessin biologique) Zeller produit des paysages spéculatifs
articulés par des principes communs de formation. Chacune
de ces cartographies mime en même temps la photographie des
satellites et l'introspection dans le monde cellulaire. Le caractère
organique de ces dessins est basé sur un principe de construction
que l'artiste s'est imposé lui-même: " respecter
toujours ce qui a été inscrit sur le papier ",
abolir l'erreur en refusant d'effacer quel que soit le trait sur
la surface blanche. Cela signifie que les figures de Zeller fonctionnent
par " déduction " à partir des unités
graphiques plus petites. Ses dessins relèvent d'un enchevêtrement
de connexions quasiment infini.
L'exposition prend comme point de départ la notion topologique
d'isométrie, évoquant l'idée d'une construction
où un espace est susceptible de contenir d'autres espaces.
Un corps peut contenir un univers, qui contiendrait aussi des corps
pouvant contenir d'autres univers, etc. Les dessins de Dan Zeller
laissent entrevoir une double infinitude: ils frisent l'invisible
par des traits presque microscopiques, réalisés manuellement.
Par ailleurs, ils pourraient s'étendre sans limites sur un
plan en suivant un seul principe d'expansion.
Le travail de Dan Zeller va au-delà de la récréation
: il est à la fois lucide et hallucinatoire, il entretient
un lien fort avec la réalité et le présent,
en même temps qu'il s'en éloigne vers un univers aux
textures capricieuses.
L'œuvre de Dan Zeller a fait l'objet de nombreuses expositions
récentes aux Etats-Unis et en Europe, notamment au PS1 de
New York (Greater New York, 2005), au SAFN Museum de Reykjavik (2005),
au New Museum of Contemporary Art (2004) et au The Andy Warhol Museum,
Pittsburgh, PA (2004) and is the récipient of the Artist Pension
Trust Award (2005). Son travail a été inclus dans des
monographies de dessin contemporain telles que Vitamin D (Phaidon,
2005) ou Greater New York (Meister, Sarah Hermanson. P.S.1 Contemporary
Art Center en collaboration avec MoMa, 2005), ou Drawing from the
Modern : 1975 - 2005 (Kantor, Jordan. MoMa, 2005). Il vit et travaille à Brooklyn,
NY.
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