Vernissage
le vendredi 10 novembre 2006 à 18h30
Salle d’Honneur, Mairie de Solre le Château
Exposition visible
du vendredi 10 novembre 2006 au 27 janvier 2007
-Intention :
On
regarde la vitrine PAULIN des deux côtés de la rue,
des deux trottoirs - d’une distance d’un demi mètre
ou, de l’autre côté de la rue, de 6 - 7 mètres.
Quel lieu d’art ! La rue fait un virage devant la vitrine.
Les voitures passent très vite, surtout les camions. Les trottoirs
sont étroits. Il faut traverser rapidement en regardant. On
risque la vie pour apprécier l’art...
Quand
je réalise des projets pour un lieu déterminé,
comme la vitrine PAULIN, l’histoire du lieu m’intéresse,
m’inspire. Mais je n’assume pas cette histoire par une
recherche historique, je m’approche plutôt d’une
façon subjective, avec des associations d’idées.
Le lieu d’art d’aujourd’hui, la vitrine PAULIN,
c’était autrefois la vitrine de la Boucherie PAULIN.
Et cela m’a inspiré. Je veux combiner ces deux fonctions
de vitrine en réalisant un portrait de Jean-Pierre Campéro,
boucher au village de Tourves en Provence, où j’achète
le rôti de bœuf.
<<
Moi, Je suis un artiste >> disait Monsieur Campéro en
plaisantant, quand je lui proposait de le photographier pour faire
son portrait dans la vitrine PAULIN. Mais c’est vrai : ses
clients l’estiment, non seulement pour la bonne qualité de
sa viande, mais aussi parce qu’il la prépare avec habileté et
soin et la présente avec fantaisie : la charcuterie, les plats,
le cochon rôti pour la fête du village, les paellas... << Chacun
est un artiste ! >> C’est la phrase la plus connue de
Joseph Beuys.
Autrefois
les vitres des magasins, souvent, étaient en blanc
avec de la chaux, quand une nouvelle décoration était
installée dans les vitrines. Je vais peindre la vitre de la
grande vitrine de la même façon. Après, je vais
gratter le portrait du boucher dans la chaux comme une gravure à eau-forte.
On pourra regarder ce grand portrait de l’autre côté de
la rue.
Dans la vitrine, je vais combiner quelques matériaux et formes
de présentation d’une boucherie, d’une bijouterie
et d’un salon de coiffure. Je vais placer cinq têtes
de perruques sur des colonnes en métal galvanisé. Elles
seront décorées comme dans une bijouterie, mais ces
bijoux seront des saucisses, les - bijoux - du boucher. Ces cinq
sculptures sont à reconnaître de près, du trottoir
devant la vitrine, à travers le portrait gratté.
Pour
décorer la petite vitrine, je vais utiliser une technique
de l’artisanat d’art : la gravure sur verre. Je vais
graver le portrait du comte de Valbelle, qui résidait dans
le château de Tourves, au - dessus du village, et qui a bu
dans des verres gravés, j’en suis sur. Les vieux du
village d’aujourd’hui se reposent sur des gros blocs
de marbre lisse, qu’on avait transporté du château
des Valbelle sur la place, devant la mairie - après la révolution.
C’est ce qu’on dit.
Je vais décorer la petite vitrine avec du velours bleu et
doré. Le portrait du comte d’antan, gravé sur
verre, sera placé au milieu, presque transparent.
Günter
Vossiek - Tourves, Avril 2006
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