proposée par l'Ambassade (Cécilia
Becanovic et Maxime Thieffine)
Entrée libre, tous les jours de 12 à 19h, jusqu’à 21h
les soirs d’événement public
Vernissage le jeudi 16 novembre à partir de 19h
Avec : Matthieu K. Abonnenc + Francis
Alÿs
+ Radostina Boukova + Nicolas Cappan & Nathalie Rias + Guillaume
Constantin + Tom Dale + Jochen Dehn + Julie Desprairies + Charles
Jeffery + Marion Mahu + Gyan Panchal + Julien Prévieux + Raphaël
Zarka
Le thème de départ de l'exposition
est celui de la déambulation, où le spectateur se laisse
guider de façon aveugle par l'organisation de l'espace. À partir
des caractéristiques de l'espace d'exposition de Mains d'Œuvres
l'accrochage trouble cette activité ordinaire qui consiste à passer
d'un objet à une image dans une exposition.
Toutes les œuvres présentes cultivent le goût
de l'énigme. Elles stimulent le désir de les sonder
et suscitent inévitablement la pensée associative.
Circuler autour ou parmi elles devient une manière physique
d'enquêter et de spéculer.
Cette mise en mouvement spéculative et déambulatoire
superpose alors une double topographie : l'espace physique entre
les œuvres qui est brouillé par les univers imaginaires
qu'elles entrouvrent. Ainsi nous avons envisagé la place de
ces œuvres-îlots comme des balises magnétiques émettant
chacune une longueur d'onde. Le spectateur, devient alors une borne
réceptrice mobile, comme avec le wi-fi, qui traverse les multiples
cercles concentriques émis par chaque œuvre. Il oscille
entre ce qui s'affiche sur son écran mental et son parcours
dans la réalité.
Le paysage artificiel qui naît de cet ambiguïté est
fait de dénivelés temporels (Nathalie Rias et Nicolas
Cappan, Mathieu K. Abonnenc, Raphaël Zarka) de trébuchements
stylistiques (les vidéos de Francis Alÿs et Charlie Jeffery)
de glissements d'intensités (la sculpture sonore de Guillaume
Constantin et les recettes à danser de Julie Desprairies),
de plateaux inaccessibles (la sculpture de Julien Prévieux,
la photographie de Marion Mahu), mais aussi des points de rencontre
confidentiels (la performance de Jochen Dehn et la photographie de
Radostina Boukova) et de pôles magnétiques déréglés
(le mobile de Gyan Panchal ou la vidéo de Tom Dale).
Ici, le promeneur devra fabriquer sa propre boussole.
L'Ambassade, qui aime à tracer des généalogies
entre les œuvres présentées et d'autres qui ne
seront qu’évoquées, affiche divers montages de
documents sur posters A3. Extraits de films, de romans ou d'essais,
images prises sur Internet, cartes postales ou pages de magazines
fonctionnent comme des liens hypertextes émanant des œuvres
présentes. Ces montages proposent des pistes de lecture, des
associations d'idées ou de formes. Ce qui relève habituellement
du catalogue ou de la notice devient ici un autre cheminement.
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L'Ambassade est un duo de commissaires d'exposition en art contemporain
formé par Cécilia Becanovic et Maxime Thieffine.
Il est né d'une manie d'accumuler des reproductions d'œuvres
grâce à l'outil informatique et de la nécessité logique
qui en découle d'organiser cette mémoire. Sur le principe
d'un échange dynamique entre nos deux "collections",
nous présentons dans l'espace d'exposition ou lors de programmation
un parcours entre œuvres d'art, reproductions d’œuvres,
images non artistiques, documents, objets quotidiens, textes, etc.
Notre approche – historique, pédagogique et ludique – vise à tracer
des généalogies secrètes entre des artistes
d'époques et d'horizons différents. Tracer des parcours
avec les œuvres, c'est oser se les approprier pour parler avec
elles depuis un point de vue singulier. Parler pour raconter des
histoires cachées dans les œuvres ou pour multiplier
les relations qu'on peut entretenir avec elles.
Cécilia Becanovic
Née en 1974, elle est diplômée des Beaux-Arts
de Nîmes (DNAP, 2000). Entre 2003 et 2004, elle a participé au
DESS Art Contemporain, Connaissance et Pratique à la Sorbonne
pour lequel elle a organisé les expositions « 100 Mona
Lisa valent mieux qu’une » à l’Espace Paul
Ricard et « L’instant d’avant » (Console
et Galerie Pitch, Paris). Elle collabore à la revue Offshore
depuis 2003.
Maxime Thieffine
Né en 1973 à Compiègne, vit à Paris.
Il a obtenu un DEA sur la critique de cinéma en Etudes cinématographiques
et audiovisuelles à Paris III (en 1999) et a enseigné pendant
4 ans dans la même université l'analyse et l'esthétique
de l'image et plus précisément l'iconographie religieuse
de la Renaissance (2000-2003). Au même moment, il démarre
une activité de vidéaste qui lui a permis d’intégrer
Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains (2003-2005). Grâce à une
résidence à Mains d'Œuvres, il continue une pratique
axée sur les questions du paysage médiatique, du devenir
de la matière face au numérique et du corps immergé dans
l'information. Il sera en résidence au printemps 2007 dans
le cadre de Synapse à Rueil-Malmaison. Son activité de
commissaire d'exposition vient poursuivre ses recherches sur le document,
l'information et son installation / confrontation à l'espace
réel. Il écrit également pour le site paris-art.com.
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Temps forts autour de l’exposition :
> jeudi 16 novembre
* A partir de 19h > vernissage en présence
des artistes
* A partir de 20h30 > Recettes à danser, performance proposée
par Julie Desprairies (chorégraphe), avec Juliette Barbier
(dessin) et Serge Bozon (platines) et la participation du public
> jeudi 23 novembre :
* A 19h30 > Vertus, performance proposée par Nathalie
Collantès.
Avec pour la danse : Claude Sorin, Suzon Holzer, Julie Salgues, Laura
Sämy, Anita Praz, Denise Stutz, Barbara Caillieu, Nathalie Collantes
et pour les images Stephen Barcelo • 7 €
*A 20h30 > Vidéoisme #2, programme vidéo
par Maxime Thieffine.
> vendredi 15 décembre :
A 20h30 > Vidéoisme #3, programme vidéo par Raphaël
Zarka.
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