Dans
le cadre du Mois de la Photo à Paris - Vernissage
le mercredi 8 novembre de 19 h à 21
h
La démarche artistique de Jorma Puranen s’inspire des
sciences sociales et plus particulièrement de l’ethnologie.
Il visite les sites qui l’intéressent et fouille dans
les archives et les musées.
Etendues glaciales, la nouvelle série de photographies de
Jorma Puranen est née de sa lecture d’histoires et de
contes tirés d’expéditions réalisées
dans le Nord de l’Europe au XIXe siècle. Elle s’inspire également
de peintures sur ces expéditions trouvées dans les
collections des Musées de Versailles et de Dieppe ainsi que
de l’observation de touristes dans des collines rocheuses de
l’extrême Nord de l’Europe, à Nordkap en
Norvège. Cette série, exposée à l’Institut
finlandais, comprend des paysages et des photographies réalisées à partir
des peintures françaises du XIXe siècle documentant
ces expéditions.
L’intérêt de Jorma Puranen pour les paysages
arctiques et l’histoire n’est pas nouveau puisque ce
sont ses matériaux depuis trente ans. Parmi ses précédents
travaux, on peut noter Imaginary Homecoming sa série de photographies
réalisées entre 1991 et 1996 à partir de clichés
trouvés dans les collections du Musée de l’Homme à Paris.
Ces photographies publiées en 1999 dans un livre, explorent
le rapport entre les particularités d’un paysage et
l’histoire. Elles sont ensuite confrontées aux textes
de l’historienne Elisabeth Edwards, sur des thèmes tels
que la nation et l’histoire ou encore la déconstruction
anthropologique.
Dans la série Etendues glaciales, Jorma Puranen fait référence à l’espace, à la
mobilité et à la distance s’inspirant des travaux
universitaires des « cultural studies ». Il s’intéresse,
selon ses propres termes, à : « l’espace culturel
formé par la rencontre de destins, de lieux et d’histoires
différents ». Ici, les questionnements sur l’espace
et le paysage remplacent ceux sur l’identité du corps
et les différences culturelles, thèmes précédemment
explorés par l’artiste.
D’après Jorma Puranen : « Les photographies de
la série Etendues glaciales sont des chemins et non pas une
carte. Je suis particulièrement intéressé par
les possibilités qu’offre la photographie sur différents
plans, s’agissant de la mémoire et de l’histoire.
En utilisant beaucoup de matériaux historiques, littéraires
et textuels, j’essaie de trouver de nouveaux moyens de narration ».
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