Sur une proposition de l'association
Artelinea, la galerie ESCA accueille Lucien Pelen dont les travaux
ont récemment été montrés à l'Atelier
Z (Centre Culturel Christiane Peugeot, Paris, 2006) et au LAC (Sigean,
2005). Artelinea avait déjà exposé ce jeune
artiste lors de l'exposition collective « A la campagne » (Congénies,
Gard, 2002).
A l'époque déjà, Lucien Pelen avait adopté une
double approche technique, en mêlant successivement
«
introductions » photographiques et vidéos (L'échelle
, L'homme-porte), tout en poursuivant des séries photographiques
autonomes (Les Pendus). Les mots choisis alors pour signifier son
travail étaient déjà :
«
arpenter l'horizon... se suspendre au sein du monde... métaphore
de l'errance... », etc. Mais la posture n'était pas
sportive, elle évoquait le dénuement et l'instabilité et
nous renvoyait à la quête éternelle du sens de
la vie dans une interprétation nouvelle de la figure romantique.
Par la suite, et à partir de Nu à la lampe (photographies)
et L'atelier (vidéo), Lucien Pelen a mis en scène ses
premiers autoportraits où la performance, dans un engagement
physique toujours plus marqué, ajoutait au dépouillement
et à la précarité. L'atelier est tourné au
sommet d'une montagne, tout près du gouffre ; le corps est
nu et tendu par le froid, les prises de vue fixes (les photographies)
sont intégrées à la vidéo. La démarche
artistique s'enrichit de cette nouvelle « incarnation » et
d'une mise à distance (déprise et autodérision)
nécessaire à la justesse de la représentation.
A la galerie ESCA seront exposés plusieurs des travaux de
l'artiste dont certains inédits réalisés cet
automne en Lozère. Lucien Pelen y poursuit une démarche
que d'autres appelleront quête où l'engagement physique
s'estompe au profit d'une présence à la Nature plus
marquée et où l'absurdité de la posture participe
toujours du mystère et de la fascination que provoquent ces
images.
Lucien Pelen était présent à la FIAC sur le
stand de la galerie Aline Vidal (Paris, octobre 2006). On le retrouvera
en 2007 au FRAC Languedoc-Roussillon et à la galerie Chantiers
Boîte Noire, à Montpellier. |