Quinze peintures, autant de dessins
préparatoires,
sont présentés dans cette
exposition d’oeuvres réalisées depuis 2001.
On y retrouve des thèmes chers à l’artiste : portraits
de femmes rencontrées dans
des bars (ici au Richard’s Bar et au Rocky’s Bar), des
clubs. De fortes
personnalités telles Judy Turk, Margaret Horberg (propriétaire
du Hot House), ou
accablées, mélancoliques, telle Kerensa.
Par ailleurs, Guinan, à partir d’esquisses, de croquis,
exécutés bien des années
auparavant, peint des scènes dans des lieux qui ont depuis disparu.
C’est le cas de Double Door Memory : The Bikers et de Double
Door Memory
ainsi que de Checkerboard Memory : Melvina Allen and the Chicago Playboys.
Ce retour dans le passé va beaucoup plus loin lorsqu’il
peint, en 2002, prenant
pour modèle un tableau réalisé en 1959, une deuxième
version, plus grande, fruit
des acquis de près de cinquante ans de travail : Ankara 1956
: In the General
House.
Son goût pour les photographies de Art Shay, célèbre
photographe de Chicago, le
conduit à peindre, à partir d’une de ses photos,
West Madison Street 1950,«
Homage to Art Shay ».
Saint John Cantius, église catholique construite vers 1850 dans
un quartier alors
polonais, est une des nombreuses illustrations de l’histoire
de Chicago, de ses
immigrations successives, du fameux et unique « melting pot » américain.
Comme dans l’ensemble de ses paysages urbains, c’est la
lumière crépusculaire
qu’il a voulu rendre ici...
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