C’est une grande liberté qui règne
dans le monde de Catherine Maria Chapel (1968 - …). Attachée
aux sujets de la nature elle a développé un univers
où l’évocation précise d’arbres,
d’eau, de brumes s’intègre à une perception
purement sensorielle, plus abstraite. La notion de surface est très
présente, sans empêcher le regard d’aller plus
loin. Elle le retient tout simplement le temps d’apprécier
la sensualité du trait et la fascinante particularité de
l’aquarelle, un va et vient entre matériel et immatériel,
entre densité et transparence. Une fois traversée la
surface donne accès à un espace plus aérien,
très en lumière.Si sa palette à tendance sépia,
pour ne pas dire très fin 19e siècle, entraînerait
facilement une ambiance nostalgique, l’artiste la transforme
en sensations charnelles, sans lourdeur - voire en fraîcheur.
C’est que les traits et les touches possèdent à la
fois légèreté, dynamisme et précision
rappelant ainsi une musique, certes complexe et audacieuse, mais
dont chaque note bénéficie d’un espace de résonance.
Ainsi le spectateur est porté, emporté et éveillé.
Catherine Maria Chapel vient de bénéficier d’un
séjour à la Josef and Anni Albers Foundation à Connecticut.
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