A
travers la photographie, la vidéo ou
l’installation, Katia Kaméli explore la notion de déplacements.
Ses séquences non-linéaires offrent un regard sensible
et poétique sur les problématiques transculturelles.
Du 5 mars au 19 avril 2009.
Du mardi au samedi de 14h à 18h et sur RDV. Entrée
libre.
Dans l’exposition Dislocation et champ de contrainte élastique,
l’artiste nous plonge dans un monde intermédiaire, lieu
de croisement et de construction où nos repères spatiaux
et temporels sont remis en question.
La dislocation, propriété physique, est un défaut
linéaire correspondant à une discontinuité dans
l’organisation de la structure cristalline. De plus, comme
une dislocation isolée est une singularité élastique,
elle développe un champ de contrainte à longue distance
(ou champ de contrainte élastique), de la même façon
qu’un électron est entouré d’un champ électromagnétique
de portée infinie.
Pour Katia Kaméli, la dislocation est le jeu des lieux, leurs
définitions, leurs ajointements et leur mise en errance. C’est
aussi la dé-localisation, l’apparition de nouveaux espaces,
une cascade d’événements glissants.
« Dislocation
(2008) est un travelling circulaire sur un toit d’immeuble,
entre briques nues et antennes paraboliques. Non pas une, mais
deux images, quasi identiques,
dont le glissement
de l’une à l’autre crée un léger
décalage, temporel et spatial, une juxtaposition plus ou
moins adéquate des deux images balayées par le vent.
Entre l’accès démultiplié aux images, évoqué ici
par les paraboles, seul symptôme d’une
libéralisation qui laisse persister pauvreté et misère sociale, et la censure exercée
par la tradition religieuse et les contraintes politiques
(la terrasse est déserte), le travail de l’artiste se
joue dans cette césure. » *
(* Extrait du texte «Résistances par l’image» de
Guillaume Gesvret pour la revue Mouvement.)
Dans Néo-western (2009), nous sommes face à une architecture
décalée et déconstruite.
Nous y percevons une instabilité liée à la complexité de
la construction. Une femme en
foulard marche devant un immeuble hybride dont la construction reste
inachevée. Une
dichotomie apparaît alors dans la confrontation entre une architecture
post-moderne et une
représentation de la tradition.
Née en 1973, Katia Kameli vit et travaille à Paris.
Elle obtient son DNSEP à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts
de Bourges (2000), puis intègre le «
Collège-Invisible», post-diplôme de l’Ecole
supérieure des Beaux-Arts de Marseille (2003).
Ses vidéos, photographies, installations ont été montrées
dans de nombreuses expositions :
Center for Contemporary Art (Tel Aviv), Location One, Rotunda Gallery,
Rush Arts Gallery (New-
York), Galerie Anne de Villepoix, Centre Pompidou, Glassbox, (Paris),
The Photographer’s
Gallery (Londres), Bienal de Sevilla, Bienal de Jafre (Espagne).
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