Le propre de mon travail est de
découvrir
des lieux. Être dans un lieu, le capter, l’entendre et
s’entendre avec lui est une nécessité pour travailler.
Régis Perray dont le travail l’amène à voyager dans
de nombreux pays, porte une affection particulière à la Belgique.
Son projet pour la Galerie s’oriente vers un jumelage, un duo à établir
entre Bruxelles et Belfort à travers une diversité de techniques
(actions performatives, photos, vidéos, objets/sculptures), le vernissage
même, dans son déroulement, étant conçu par lui comme
temps de lien social.
Bruxelles/Belfort, l’une arpentée à l’occasion de fréquents
séjours, l’autre, ville à découvrir. Il existe pour
l’artiste une forme d’engagement simple et quotidienne au coeur de
la création qui la rend indissociable de sa vie, un peu à l’image
de son amour pour la peinture flamande, de ses représentations de scènes
de la vie quotidienne. Une autre reconnaissance de la valeur accordée
aux gens, aux choses, aux gestes les plus simples, se lit dans le fait d’associer
différentes personnes aux compétences spécifiques, venant
d’horizons éloignés pour réaliser un projet artistique.
Sur les sols, -lieux dont il a l’obsession- Régis Perray déploie
dans le temps des activités physiques, laborieuses liées au nettoyage, à l’entretien.
Si ces « actions-constats » tout comme son Dictionnaire autobiographique
des Mots propres s’ancrent sans conteste dans une matérialité,
une réalité concrète, c’est bien le spirituel qui
s’avère être au centre de sa quête.
Régis Perray est né en 1970, il vit à Nantes
et mène des projets en France en Belgique et aussi en Egypte,
en Pologne, en République Démocratique du Congo, en
Corée du Sud, en Angleterre où il a déjà travaillé.
En 2007, invité par l’Association Amalgame à Villers-sur-Port
(Haute Saône) en partenariat avec le FRAC Franche-Comté il
a bénéficié d’une résidence d’artiste
où il a pu mener ses recherches et découvrir notamment
le bronze.
http://www.regisperray.eu
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