Laboratoire
Jeu des apparences et de ce qu’elles cachent, pourrait être
la définition de l’œuvre qui se montre comme la
part d’un journal en images.
Cacher, occulter et transformer les espaces quotidiens,
architectures de mon entourage le plus proche, et même ma propre image, comme
s’il s’agissait d’un paysage en plus, c’est
la manière d’articuler et d’ordonner mon langage
picturale. L’emploi aussi bien de la peinture que de la photographie,
c’est le moyen qui me permet d’articuler et d’ordonner
mon travail. Le besoin de documenter une réalité fait
que j’utilise en premier la photographie, ce qui me permet
le reportage et le côté plus objectif et rationnel du
processus, face à tout le reste, qui serait la peinture, le
hasard et l’expression. Laboratoire, c’est la référence à l’espace,
sujet principal des œuvres de cette exposition. L’espace
a été choisi sous deux variantes ; espace comme lieu
de travail où j’expérimente la peinture et la
photographie, mais aussi le scénario où on été prises
les photos de ma propre image pour la série « Portrait
- Autoportraits ». Etre soi-même le motif (réel)
pour souffrir la métamorphose et la soumission au jeu des
apparences. Quand je peins sur une image sélectionnée,
je protège, empêche et occulte une partie, je la violente
en dissimulant sa visibilité... je montre peut être
plus. Que peut être vu ou pas ?
Les frontières entre les genres artistiques et les confusions
entre réalité - fictions, sont abordés dans
une série de collages ou « puzzles » qui à première
vue paraissent sans ordre apparent, mais réel. Ils sont composés
de manière spontanée par des fragments d’œuvre
détruite (aussi bien de la photographie comme de la peinture)
qui simultanément me servent pour construire une nouvelle
image des images qui occultent et montrent en même temps.
Maria Luisa Pérez Pereda
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