Sabhan
Adam - James Allen - Deborah Barrett - Cathryn Boch - Mahé Boissel
- François Burland Cécile Carrière
- Hiroyuki Doi - Patrick Gimel - Jean-Luc Giraud - Marcel Katuchevski
-Raphaël Leonardini - Joël Lorand - Philippe Michaëlef-Ducollet
- Denis Pouppeville -Chris Dalton Powell - Bernard Pruvost - Hartmut
Riederer - Adolphe Vuillemot - Henriette Zephir
Le
monde de l’art est dans une phase de retrouvailles avec
un territoire longtemps maintenu en marge, le dessin. C’est
cette place reconquise au coeur de la création contemporaine
que vient affirmer l’exposition « Eloge du dessin ». Le
dessin - faut-il encore le dire - n’a plus seulement fonction
d’étude, d’esquisse ou d’exercice préparatoire,
il est devenu une aventure à part entière : plaisir
de livrer une émotion, une idée, une vison, une sensation,
sous des formes portées aussi bien par la logique de l’obsession
que celle de l’évanescence.
Les
vingt artistes présentés ici ont en commun de
plonger dans leur monde intérieur, dans cette zone sans limite
et obscure où naissent pensées, rêves, croyances,
mythes et pulsions. Ces incursions constituent la matière
de leurs dessins et procèdent de cette voix intérieure
qui inspire à celui qui sait l’entendre les plus troublantes
intuitions. Leur style et influences sont divers. Pour certains,
le dessin obéit à une nécessité spontanée
de s’exprimer, que toute tentative normalisante de sociabilisation
n’a pas réussi à étouffer. Pour d’autres,
il est devenu sophistiqué et savant et traduit l’acte
par lequel la volonté artistique se manifeste.
Ces
propositions graphiques singulières nous séduisent,
nous étonnent ou nous dérangent. Mais qu’elles
fassent fi d’un savoir-faire technique, le revendiquent où le
subvertissent, elles n’oeuvrent pas à servir ou opposer
des courants artistiques. Bien au contraire, elles font naître,
au sein de leur pluralité, un jeu d’échos basé sur
l’impératif intime de l’expérience du dessin.
“Le dessinateur se réjouit de la simplicité merveilleuse
de son art qui lui permet de se contenter d’une plume, d’encre
de Chine et de papier. Il invente ses créatures, imagine et
justifie des choses impossibles. Discipliné, il éduque
pendant des années son oeil, sa main et son caractère
jusqu’à ce qu’il conçoive progressivement
cette grâce et cette innocence céleste qui peuvent tout
faire comprendre avec quasiment rien. Il ne cesse alors de se perfectionner
dans la maîtrise de son art, jusqu’à n’être
qu’un jouet vivant articulé à son esprit…” A.
Kubin
Le
musée de la Halle Saint Pierre avec plusieurs autres institutions
(Centre Pompidou, le Musée d’Art moderne de la Ville
de Paris, la Fondation d’entreprise Ricard, la Fondation Rustin…)
s’associe à Paris Capitale du dessin créé à l’initiative
du Salon international du dessin contemporain qui se tiendra du 10
au14 avril 2008.
www.salondudessincontemporain.com
Commissaire de l’exposition : Martine Lusardy,
Directrice de la Halle Saint Pierre
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