Du 26 mars au 1er septembre 2008,
l’abbaye
de Maubuisson présente GOODBYE, une exposition personnelle
de François Daireaux. Le parcours est constitué de
cinq nouvelles installations utilisant différents médiums
tels que la photographie, la vidéo et la sculpture.
Le cadre exceptionnel du site de Maubuisson donne à l’artiste
l’occasion d’explorer pour la première fois, à échelle
monumentale, les liens qui rattachent son travail de sculpture à ses
recherches en photographie et en vidéo.
D’une vie qu’il consacre au voyage - en
Algérie-Azerbaïdjan-Bulgarie-
Chine-Géorgie-Inde-Moldavie-
Ouzbékistan-Roumanie-Turquie-Ukraine -
il rapporte un grand nombre d’images fixes ou animées.
On y voit peu de portraits ou de paysages, nul pittoresque, nul exotisme.
François Daireaux traverse un monde d’objets et de gestes,
regarde passer le temps et développe un art de l’observation
minutieuse qui atteint des couches insoupçonnées du
réel.
Mises en espace, de manière inattendue dans la grange du
XIIIème siècle et dans une vaste salle voûtée
d’ogives, photographies et vidéos introduisent et concluent
le parcours de l’exposition.
Au cœur du dispositif se trouvent deux installations de sculptures.
L’une, Welcome, intégrée au bâtiment jusqu’à ne
plus pouvoir en être distinguée, pose la question de
sa propre visibilité. L’autre œuvre, « P.Chellappan »,
réalisée au College of Fine Arts de Trivandrum en Inde,
est constituée d’une vidéo et de 28 bustes qui
représentent tous le même modèle. Elle nous fait
douter de ces fondamentaux que sont en art la figuration, la notion
de copie et l’idée d’une possible re-présentation.
Une œuvre exemplaire au regard de ce que nous propose François
Daireaux ; l’art ne s’invente pas, il ouvre les portes
du réel…
GOODBYE offre ainsi l’opportunité de (re)découvrir
une œuvre majeure développée depuis une vingtaine
d'années, et dont l’invention plastique ne cesse de
surprendre. D’abord par l’utilisation de matériaux
insolites : cheveux, galets, rouges à lèvres, verre
pelliculaire, mousse florale… Ensuite, parce que la forme donnée
aux matériaux n’est pas déterminée à l’avance
mais procède de l’expérimentation d’un
geste ou d’une technique. Enfin par le mode d’installation.
Posées au sol ou aériennes, proliférantes ou
structurées, ses sculptures n’ont pas d’existence
autonome. Elles se transforment au gré des évènements
et selon les espaces de monstration.
Cette radicalité plastique explique en partie que le marché de
l’art ne se soit pas davantage intéressé à cette œuvre
de premier plan. Ajoutons à cela , une vie dédiée à l’art
où la stratégie et la séduction n’ont
pas leur place.
C’est pour donner à chacun la possibilité de
découvrir ce travail que l’abbaye de Maubuisson, site
d’art contemporain en Val-d’Oise, la Villa Tamaris, centre
d’art de La Seyne-sur-Mer, et la Galerie Les filles du calvaire
ont conçu, ensemble, un cycle d’expositions et la publication,
début 2009, d'une importante monographie.
Du 24 janvier au 1er mars 2009, la Villa Tamaris accueillera ainsi
de nouvelles pièces et un choix d’œuvres reconfigurées
pour le lieu. La Galerie Les filles du calvaire qui représente
François Daireaux clôturera ce cycle par une exposition
personnelle à Paris du 5 mai au 27 juin 2009.
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