MySpace -
Maxime Bondu, Johanna Fournier, Pierre Labat, Cyrille Mariën,
Benoît-Marie Moriceau, Wilson Trouvé, Sébastien
Vonier
Expositions > Arts plastiques
du 6 mars au 28 mars 2008
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Exposition ouverte du Lundi au
Vendredi de 15h à 19h,
et le Samedi de 14h à 18h. Fermée les jours
fériés.
Vernissage le 5 mars à 18 heures
Les galeries du Cloître présentent quelques caractéristiques
qui en font un lieu hybride.
Anciennement dédiés au retrait du monde, ces espaces
sont par leurs formes et leur utilisationà mi-chemin
entre le White Cube traditionnel et l’espace de vie
et de déambulation propre à toute école
d’art. Les fondamentaux sur lesquels s’appuie
la forme canonique du lieu
d’exposition (coupé du monde par son absence d’ouverture,
coupé du temps par son uniformité,
exempt de corps par sa prétention à l’éternel)
sont un à un enrayés dans ce lieu qui semble
n’avoir feint de prendre la forme d’une galerie que pour
mieux en dissoudre les codes. Les éléments typiques sont
bien présents (les murs sont uniformément
blancs et soumis à une
géométrie simplifiée) mais leur application n’a
pas été faite de façon autoritaire : les parois
du
cloître gardent leur couleur, on y a uniquement apposé des échantillons
de mur blanc ; la
galerie conserve ses grandes fenêtres et laisse pénétrer
la vie extérieure. Tout ce qui caractérise
le dogmatisme du White Cube semble ici avoir été utilisé comme
des éléments manipulables et
modulables.
L’exposition MySpace s’appuie sur cet état des lieux
et en prolonge la capacité à reformuler la
galerie d’exposition. Le White Cube est en effet traditionnellement
défini comme un modèle
standardisé. Mais, si ce constat semble indéniable, il
n’abolit pas une certaine marge de
manoeuvre. Les oeuvres présentées dans MySpace ne prétendent
pas s’extraire ou refuser ce
contexte, elles proposent différentes possibilités de
prise en main et de personnalisation de ces
codes hérités du modernisme.
Ainsi Pierre Labat propose une nouvelle expérience de cette
architecture en intervenant sur la
structure même de l’espace d’exposition. La bataille
de Qal'atjaffard de Maxime Bondu
s’insère également dans le mur du lieu qui l’accueille
mais pour en désacraliser la forme et y
faire intervenir une autre culture, celle des jeux vidéos. D’une
autre façon, les sculptures de
Sébastien Vonier relèvent d’une forme d’hybridation
qui déplace les codes de l’architecture et
de sa représentation vers d’autres contextes. Le formalisme
géométrique est tour à tour pris en
main par Johanna Fournier qui dans ses assemblages de modules fait
intervenir un
pragmatisme trivial et par Wilson Trouvé qui en explose le carcan
de façon jubilatoire. Une
réflexion sur le lieu est ouverte par Benoît-Marie Moriceau,
dont l’intervention s’ancre dans la
spécificité typologique de l’espace d’exposition
pour en proposer une autre appréhension. De
même, Cyrille Mariën invente une nouvelle façon d’expérimenter
cet endroit.
Ces oeuvres nient la prétendue inaltérabilité de
leur environnement en y introduisant quelquesé
léments auxquels il semblait perméable. MySpace voudrait
ainsi mettre en doute le
déterminisme qui accompagne régulièrement l’analyse
du White Cube.
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