Les dessins cauchemardesques et
burlesques de Christophe Brunnquell saisissent le regard, de par
la monstruosité des
personnages et la multiplication de leurs actions. Que se passe-t-il
vraiment dans ces scènes noires où des visages naïfs
et grotesques aux expressions mi perverses, mi effrayées, mi
amusées se mêlent à des symboles phalliques, perçus
comme autant d’obsessions adolescentes ? Les autoportraits quant à eux
montrent le visage de l’artiste déformé, enlaidi,
perverti, torturé, massacré. Par cette mutation, il tend à dévoiler
une certaine monstruosité de l’Humanité. Il explore
alors la part de destruction présente inconsciemment en chacun
de nous. Les oeuvres de Christophe Brunnquell sont à son
image, riches et complexes.
Christophe Brunnquell, né en 1969, vit et travaille à Paris.
Lauréat de la Villa Médicis à Rome en 2004, il
s’est notamment
distingué comme directeur artistique pour le pavillon français
de la Biennale de Venise investi par l’artiste Sophie Calle en
2007,
pour la monographie de David Hamilton, pour l’exposition «l’Hiver
de l’Amour» et «My Way» (Claude Lévêque)
au Musée d’Art
Moderne de la Ville de Paris et pour «Dionysiac» au Centre
Pompidou. Il a multiplié les collaborations avec la Mu Foundation,
et des artistes comme le photographe Mark Borthwick, Kim Gordon, Etienne
Daho ou Cosmic Wonder. Il publie régulièrement
photos et dessins dans la presse (Le Figaro, L’Officiel...) et
assure la direction artistique de Purple Fashion depuis sa création.
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