Pascal Dombis investit l’espace en réalisant
plusieurs œuvres spécifiques, combinant installation
vidéo, boites lumineuses et impressions murales, dans lesquelles
il joue sur la prolifération à l’excès
de différentes géométries.
" Depuis quinze ans qu'il utilise des ordinateurs, après
avoir d'abord travaillé la peinture et la gravure, Pascal
Dombis a souvent répété que les nouvelles technologies
n'étaient pas pour lui une fin en soi et qu'il s'en servait
uniquement comme d'un outil lui offrant la possibilité d'imbriquer,
d'emmêler, de juxtaposer et de superposer un nombre vertigineux
de lignes qu'un travail à la main ne lui permettrait jamais
d'obtenir. (...)
Dans ces " géométries irrationnelles ",
on retrouve les principes d'auto-engendrement, de prolifération
et d'excès qui ont toujours animé sa démarche.
Pour montrer les différents états d'une ligne étirée,
Dombis a choisi plusieurs angles (si l'on peut dire) produits par
le même programme mais développés sur des supports
différents (vidéo, plaques lenticulaires et impressions
numériques).
Chaque œuvre propose ainsi des jeux de lignes, des rayures,
des rythmes et des variations chromatiques qui ouvrent de nouveaux
espaces et donnent à l'ensemble un aspect très pictural.
(...) Mais ce qui intéresse avant tout Dombis, c'est montrer,
par le prisme de l'excès, les passages du fini à l'infini,
de l'ordre au chaos, c'est montrer comment une donnée à priori
simple peut engendrer une grande multiplicité. C'est prendre
le prétexte d'une ligne pour révéler les possibilités
et toute la complexité du réel. "
Extraits d’Etats de lignes par Henri-François
Debailleux
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