artistes
réalisateurs
Joerg Bader / Rosa Barba / Lucia Bru / Jordi Colomer / François
Curlet / Jos de Gruyter et
Harald Thys / Pierre Droulers / Ann Veronica Janssens / Michel François
/ Simon Siegmann /
Loïc Vanderstichelen / Angel Vergara / Richard Venletnous
Michel François, artiste de dimension internationale,
a été invité à concevoir une exposition
pour
le LAIT. Il propose alors de réaliser un film dont le tournage
s’est effectué en juillet 2006 à La
Ricarda, Casa Gomis.
LA RICARDA a été construite dans les années
50, par Antoni. Bonet célèbre architecte catalan, à la
demande d’un industriel passionné par la musique contemporaine,
proche de John Cage de Tapiès et de Miro. Le
domaine se situe à El Prat de Llobregat, au milieu d’une
forêt de pins entre l’aéroport et la banlieue
de Barcelone.
Cette architecture, s’inscrit dans un environnement dont la
réalité actuelle, pollution, voisinage de l’aérogare,
bidon
ville et « quartier chaud » de la périphérie
de Barcelone, est emblématique de la vie urbaine.
Le contraste entre l’utopie de la modernité contenue
dans l’architecture et la réalité de la modernité urbaine actuelle contribue à l’intérêt
de l’expérience.
La Ricarda est un film où se croisent et s’entrelacent
les points de vues de treize artistes pour constituer une
fiction sans récit, un labyrinthe où se perdent les
singularités pour laisser apparaître une forme composite
et
fascinante. Maison habitée de personnages qui ne se rencontrent
pas, tels des fantômes, elle respire de ces
différents souffles, s’anime et devient le personnage
principal de ce film qui s’offre comme autant de possibles
histoires, de narrations incertaines, d’éclats visuels
et sonores.
thématique
Treize artistes ont été invités à séjourner à La
RICARDA pour y réaliser des séquences vidéo
de leur choix
avec pour seul fil conducteur l’unité de temps et
de lieu qui les réunissait : juillet 2006 et la Ricarda.
Un travail initié en toute liberté, sans thématique
imposée. Une équipe technique ainsi que la logistique
nécessaire à leurs projets étaient
mises à disposition sur les lieux
du tournage.
L’enjeu de cette invitation était d’expérimenter
la possibilité d’une oeuvre commune à partir
des séquences
réalisées par chaque artiste, des styles ou des disciplines
propres à chacun des intervenants (plasticiens,
chorégraphes, vidéastes, scénographes) d’explorer
une forme qui ne soit pas directement identifiable, de proposer
un film dont le script s’écrirait dans la dynamique
d’un montage jouant de toutes les images.
La résidence partagée, la liberté créative
du film construit à partir des séquences individuelles
relèvent d’une
utopie artistique et moderne, ré - expérimentée,
inscrite dans le futur. NO ? FUTURE !1
Ce projet permet d’interroger la possibilité d’ouvrir
des espaces d’utopie et d’échange entre les
artistes et
la société, actuelle ou non, tout en questionnant la
forme de l’exposition en tant que film. |