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Magritte s'invite dans l'objectif
Expositions > Photographie
du 4 Mars au 4 Avril 2007

 

La galerie Eponyme, créée en 2001 à Magalas (Hérault),?a ouvert un second lieu d'exposition au coeur du village médiéval de Tourrettes sur Loup (Alpes-Maritimes). Tourrettes sur Loup est un village rempli d'artisans et de créateurs.
La galerie Eponyme présente toute l'année des oeuvres d'artistes contemporains. Les oeuvres sont présentées dans quatre salles réparties sur trois niveaux d'une maison de village du XVIIe siècle.Des fauteuils et canapés sont à disposition des visiteurs pour apprécier les oeuvres et la sérénité du lieu.
La Galerie Eponyme est aussi présente à Vence, depuis fin 2005, dans une des rues les plus dynamiques artistiquement de Vence.
La maîtresse des lieux, Ica SAEZ, elle-même peintre, expose en exclusivité sur la Côte d'Azur plusieurs artistes peintres et sculpteurs. Elle décide en cette nouvelle année de donner plus de place à d’autres médias, et surtout de donner leurs chances à la nouvelle génération. Au programme de la photographie, des installations vidéos et autres techniques tirées du monde du numérique.
Elle commence l’expérience par l’exposition photographique « Magritte s’invite dans l’objectif », qui se déroulera du 4 Mars au 4 Avril 2007 à la Galerie Eponyme de Vence.


René Magritte, peintre belge surréaliste né le 21 novembre 1898 à Lessines et mort à Bruxelles le 15 août 1967.
Une caisse auprès de son berceau, la récupération d'un ballon de navigation échoué sur le toit de la maison familiale, la vision d'un peintre dans un cimetière... De trois souvenirs de sa petite enfance passée à Lessines, dans le Hainaut : Magritte en gardera toute sa vie le goût du mystère et du contraste.
Son père est tailleur et sa mère modiste. Leurs affaires marchent mal et son enfance se passe en déménagements constants de Gilly à Charleroi. Au seuil de son adolescence sa mère se suicide par noyade. Il est confié à sa grand-mère. Il se passionne alors pour les films de Fantômas, lit Robert Louis Stevenson, Edgar Allan Poe, Maurice Leblanc et Gaston Leroux. Un an plus tard, lors d'une fête foraine à Charleroi, il rencontre une fille de treize ans dont le père est boucher à Marcinelle. Elle s'appelle Georgette et si la vie les sépare quelque temps, elle finit par les réunir pour toujours. Georgette, c'est "l'amour fou", la muse, l'unique modèle.
En 1916, Magritte s'inscrit à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et suit les cours de littérature de G. Van Eekhoud et ceux du peintre Constand Montald. Il rencontre E. L. T. Mesens et Marcel Lecomte qui l'introduisent dans le milieu Dada. Il doit à Marcel Lecomte, ou selon Louis Scutenaire à Mesens, sa plus grande émotion artistique : la découverte d'une reproduction de la « Chanson d'amour » (parfois traduite le Chant d'amour) de Giorgio de Chirico. "Mes yeux ont vu la pensée pour la première fois" écrira-t-il en se souvenant de cette révélation. Il se lie aussi avec Paul Nougé et Louis Scutenaire. En 1926, il peint soixante tableaux et prépare une exposition personnelle à la Galerie Le Centaure.
En 1927, il quitte la Belgique et s'installe au Perreux-sur-Marne, Val-de-Marne. Il rencontre les Surréalistes (André Breton, Paul Éluard, Max Ernst, Salvador Dalí) et participe à leurs acitivités . Il rentre à Bruxelles en 1930. Le succès vient lentement grâce au marchand Iolas et à l'Amérique. Le reste de sa vie se passe en expositions belges et internationales (New York, Rome, Rotterdam, Stockholm).
Il meurt d'’un cancer à soixante-neuf ans. Il est enterré aux côté de son épouse Georgette au cimetière communal de Schaerbeek. Sa sépulture fait l'objet d'une procédure de classement comme monument et site.
Biographie tirée de Wikipédia..

Magritte s’invite dans l’objectif :
Comment faire travailler 6 photographes sur un thème précis tout en étant sûr que leurs œuvres seront complètement différentes et originales.
Et bien faite les travailler sur Magritte ! René Magritte le célèbre peintre surréaliste s’invite dans le medium qui hérita voilà plus de cent ans des techniques de la peinture. La photographie, ou l’art de l’instantané, cet instant de vie qui devient instant de mort dès que la chambre noire a emprisonné la lumière. Le moment présent qui devient une représentation du passé est détournable, comme toute image qui n’est qu’une mise en scène du réel.
C’est de ce constat que les six photographes sont parti. Comment « tirer l’essence » du grand Magritte pour lui rendre hommage via les instruments et les techniques de prises de vue, sans le plagier et en mettant en avant pour chacun sa propre subjectivité, ses propres centres d’intérêts, esthétiques, poétiques, politiques ou encore historiques. C’est donc en plus d’un hommage, un défi que ces jeunes photographes relèvent ici. 
Le mot d’ordre, quelque soit la technique utilisée, est « Mise en scène ». La chose n’est pas simple étant donné que le pinceau relate directement l’imaginaire et que l’objectif est un outil aux multiples paramètres. C’est donc une rencontre entre les mondes imaginaires avec leurs réalités autosuffisantes et le réel piégé par l’objectif…
Et voici quelques mots des photographes concernant leurs travaux :
Fréderic Bernard :« C'est moi le maître, et les mots veulent donc dire ce que je leur dis de signifier. » Humpty Dumpty, héros d'Alice au pays des merveilles. Ces propos peuvent aussi bien être approprié à l’œuvre de Magritte. Et c’est à travers cette « trahison des images » que je rends hommage à l’artiste belge. Des objets courants devenus uniques et des situations détraquées à la limite du brûlant. Du surréalisme, des fausses pistes, des degrés de lectures différents … Et même de l’alimentaire et de la danse !
Nicolas Wattelle : A partir des oeuvres de Magritte et avec les outils moderne, tout en restant dans ma propre vision de l’esthétique j’explore l’essence Magritte pour en laisser couler ma créativité et digérer l’œuvre du maître sans le plagier.
Samuel Picas :
Voici 5 compositions. 5 compositions photographiques pour rendre hommage à une vision du réel. Une simple expérience ludique entre une oeuvre consacrée et mon appareil photo.
Un jeu dépaysant où l'on joue à hybrider son regard.
Loin des significations symboliques, ces images s'abreuvent d'un univers pour y trouver une poésie et faire "hurler les objets les plus familiers"

Eric La Sorsa : Comment ne pas retenir de Magritte outre la mise en scène, le choc sensible…j’entends par là que ce qui fait la poésie de Magritte c’est ce décalage entre notre habitude sensorielle, et la représentation décalée de ces toiles…Sans ignorer l’aspect esthétique du peintre, mes compositions se sont concentrées sur ma subjectivité et mes centres d’intérêts, créant de ce fait des univers autonomes, générant leurs propres réalités, qui ne sont contestables en aucune sorte étant donné que le regardeur entre dans un monde où les règles ne sont pas celles du réel…Surréaliste vous dîtes ?

Vincent Rossotti :L’agrume qui, du haut de sa fenêtre pointe son ombre sur le damier, en cette fin d’après midi urbaine, est le signe annonciateur d’une nouvelle nostalgie.
Quelle peut être la démarche d’un photographe qui se glisse dans l’œuvre de Magritte, s’en inspire ? Finalement, l’important n’est-il pas le processus de création ? La façon dont l’œuvre du peintre nous touche.
Un soir, j’orientais la pâte, représentant un être, et la lumière pour capturer l’ombre et le décor. Ouverture du diaphragme F /11, exposition de 30 secondes, durant lesquelles je me balade dans le noir autour de ma scène, lampe de poche en main, Le rideau du canon se referme, et mon personnage, mal ancré au sol, tombe de tout son poids. Etrange, douteux, vague, fragile, éphémère. Le déclic l’a tué.
Florian Schönerstedt :Par le biais de la seule et unique prise de vue j’ai tenté d’évoluer au travers d’une des thématique que le peintre affectionnait particulièrement : la lévitation. De ce postulat est né la série : » Ceci n’est pas mon père.

 

Adresse :

Galerie Eponyme
6 rue de l'evêché
06140 VENCE
04 93 58 51 45

 

Site internet :

http://galerieeponyme.free.fr/

 
 
 
 
 
 
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