La
galerie Eponyme, créée en 2001 à Magalas (Hérault),?a
ouvert un second lieu d'exposition au coeur du village médiéval
de Tourrettes sur Loup (Alpes-Maritimes). Tourrettes sur Loup est
un village rempli d'artisans et de créateurs.
La galerie Eponyme présente toute l'année des oeuvres
d'artistes contemporains. Les oeuvres sont présentées
dans quatre salles réparties sur trois niveaux d'une maison
de village du XVIIe siècle.Des fauteuils et canapés sont à disposition
des visiteurs pour apprécier les oeuvres et la sérénité du
lieu.
La Galerie Eponyme est aussi présente à Vence, depuis
fin 2005, dans une des rues les plus dynamiques artistiquement de Vence.
La maîtresse des lieux, Ica SAEZ, elle-même peintre, expose
en exclusivité sur la Côte d'Azur plusieurs artistes peintres
et sculpteurs. Elle décide en cette nouvelle année de
donner plus de place à d’autres médias, et surtout
de donner leurs chances à la nouvelle génération.
Au programme de la photographie, des installations vidéos et
autres techniques tirées du monde du numérique.
Elle commence l’expérience par l’exposition photographique « Magritte
s’invite dans l’objectif », qui se déroulera
du 4 Mars au 4 Avril 2007 à la Galerie Eponyme de Vence.
René Magritte, peintre belge surréaliste né le
21 novembre 1898 à Lessines et mort à Bruxelles le
15 août 1967.
Une caisse auprès de son berceau, la récupération
d'un ballon de navigation échoué sur le toit de la
maison familiale, la vision d'un peintre dans un cimetière...
De trois souvenirs de sa petite enfance passée à Lessines,
dans le Hainaut : Magritte en gardera toute sa vie le goût
du mystère et du contraste.
Son père est tailleur et sa mère modiste. Leurs affaires
marchent mal et son enfance se passe en déménagements
constants de Gilly à Charleroi. Au seuil de son adolescence
sa mère se suicide par noyade. Il est confié à sa
grand-mère. Il se passionne alors pour les films de Fantômas,
lit Robert Louis Stevenson, Edgar Allan Poe, Maurice Leblanc et Gaston
Leroux. Un an plus tard, lors d'une fête foraine à Charleroi,
il rencontre une fille de treize ans dont le père est boucher à Marcinelle.
Elle s'appelle Georgette et si la vie les sépare quelque temps,
elle finit par les réunir pour toujours. Georgette, c'est "l'amour
fou", la muse, l'unique modèle.
En 1916, Magritte s'inscrit à l'Académie royale des
Beaux-Arts de Bruxelles et suit les cours de littérature de
G. Van Eekhoud et ceux du peintre Constand Montald. Il rencontre
E. L. T. Mesens et Marcel Lecomte qui l'introduisent dans le milieu
Dada. Il doit à Marcel Lecomte, ou selon Louis Scutenaire à Mesens,
sa plus grande émotion artistique : la découverte
d'une reproduction de la « Chanson d'amour » (parfois
traduite le Chant d'amour) de Giorgio de Chirico. "Mes yeux
ont vu la pensée pour la première fois" écrira-t-il
en se souvenant de cette révélation. Il se lie aussi
avec Paul Nougé et Louis Scutenaire. En 1926, il peint soixante
tableaux et prépare une exposition personnelle à la
Galerie Le Centaure.
En 1927, il quitte la Belgique et s'installe au Perreux-sur-Marne,
Val-de-Marne. Il rencontre les Surréalistes (André Breton,
Paul Éluard, Max Ernst, Salvador Dalí) et participe à leurs
acitivités . Il rentre à Bruxelles en 1930. Le succès
vient lentement grâce au marchand Iolas et à l'Amérique.
Le reste de sa vie se passe en expositions belges et internationales
(New York, Rome, Rotterdam, Stockholm).
Il meurt d'’un cancer à soixante-neuf ans. Il est enterré aux
côté de son épouse Georgette au cimetière
communal de Schaerbeek. Sa sépulture fait l'objet d'une procédure
de classement comme monument et site.
Biographie tirée de Wikipédia..
Magritte
s’invite dans l’objectif :
Comment faire travailler 6 photographes sur un thème précis tout
en étant sûr que leurs œuvres seront complètement différentes
et originales.
Et bien faite les travailler sur Magritte ! René Magritte le célèbre
peintre surréaliste s’invite dans le medium qui hérita voilà plus
de cent ans des techniques de la peinture. La photographie, ou l’art de
l’instantané, cet instant de vie qui devient instant de mort dès
que la chambre noire a emprisonné la lumière. Le moment présent
qui devient une représentation du passé est détournable,
comme toute image qui n’est qu’une mise en scène du réel.
C’est de ce constat que les six photographes sont parti. Comment « tirer
l’essence » du grand Magritte pour lui rendre hommage via les
instruments et les techniques de prises de vue, sans le plagier et en mettant
en avant pour chacun sa propre subjectivité, ses propres centres d’intérêts,
esthétiques, poétiques, politiques ou encore historiques. C’est
donc en plus d’un hommage, un défi que ces jeunes photographes relèvent
ici.
Le mot d’ordre, quelque soit la technique utilisée, est « Mise
en scène ». La chose n’est pas simple étant donné que
le pinceau relate directement l’imaginaire et que l’objectif est
un outil aux multiples paramètres. C’est donc une rencontre entre
les mondes imaginaires avec leurs réalités autosuffisantes et le
réel piégé par l’objectif…
Et voici quelques mots des photographes concernant leurs travaux :
Fréderic Bernard :« C'est moi le maître, et les mots
veulent donc dire ce que je leur dis de signifier. » Humpty Dumpty, héros
d'Alice au pays des merveilles. Ces propos peuvent aussi bien être approprié à l’œuvre
de Magritte. Et c’est à travers cette « trahison des images » que
je rends hommage à l’artiste belge. Des objets courants devenus
uniques et des situations détraquées à la limite du brûlant.
Du surréalisme, des fausses pistes, des degrés de lectures différents … Et
même de l’alimentaire et de la danse !
Nicolas Wattelle : A partir des oeuvres de Magritte et avec les outils moderne,
tout en restant dans ma propre vision de l’esthétique j’explore
l’essence Magritte pour en laisser couler ma créativité et
digérer l’œuvre du maître sans le plagier.
Samuel Picas :
Voici 5 compositions. 5 compositions photographiques pour rendre hommage à une
vision du réel. Une simple expérience ludique entre une oeuvre
consacrée et mon appareil photo.
Un jeu dépaysant où l'on joue à hybrider son regard.
Loin des significations symboliques, ces images s'abreuvent d'un univers pour
y trouver une poésie et faire "hurler les objets les plus familiers"
Eric La
Sorsa : Comment ne pas retenir de Magritte
outre la mise en scène, le choc sensible…j’entends
par là que ce qui fait la poésie de Magritte c’est
ce décalage entre notre habitude sensorielle, et la représentation
décalée de ces toiles…Sans ignorer l’aspect
esthétique du peintre, mes compositions se sont concentrées
sur ma subjectivité et mes centres d’intérêts,
créant de ce fait des univers autonomes, générant
leurs propres réalités, qui ne sont contestables en
aucune sorte étant donné que le regardeur entre dans
un monde où les règles ne sont pas celles du réel…Surréaliste
vous dîtes ?
Vincent Rossotti :L’agrume qui, du haut de sa fenêtre
pointe son ombre sur le damier, en cette fin d’après
midi urbaine, est le signe annonciateur d’une nouvelle nostalgie.
Quelle peut être la démarche d’un photographe
qui se glisse dans l’œuvre de Magritte, s’en inspire ?
Finalement, l’important n’est-il pas le processus de
création ? La façon dont l’œuvre du
peintre nous touche.
Un soir, j’orientais la pâte, représentant un être,
et la lumière pour capturer l’ombre et le décor.
Ouverture du diaphragme F /11, exposition de 30 secondes, durant
lesquelles je me balade dans le noir autour de ma scène, lampe
de poche en main, Le rideau du canon se referme, et mon personnage,
mal ancré au sol, tombe de tout son poids. Etrange, douteux,
vague, fragile, éphémère. Le déclic l’a
tué.
Florian Schönerstedt :Par le biais de la seule et unique
prise de vue j’ai tenté d’évoluer au travers
d’une des thématique que le peintre affectionnait particulièrement :
la lévitation. De ce postulat est né la série
: » Ceci n’est pas mon père.
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