Sculptures, tuning, hand made,
ready made et haiku…
Tandem de sculpteurs insolites, Daniel Dewar & Grégory Gicquel
cultivent l’art du télescopage allié à une
conception à la fois populaire et hybride de l’oeuvre
d’art. Depuis la présentation de leur scierie portative
Echo PPK, et des différents objets «fait main» -
chaussures Nike, cadre de vélo BMX - le travail de Daniel Dewar
et Grégory Gicquel s’est progressivement déplacé vers
d’autres territoires, d’autres univers formels tout en
restant attaché à la pratique de la sculpture et à la
production des «ready-hand-made». Comment concevoir une œuvre à la
fois artisanale et industrielle, artistique et design, pop et conceptuelle
? Ce sont toutes ces questions que le duo français semble vouloir
se poser n’hésitant pas à multiplier les références
au monde des loisirs populaires comme la pêche, le surf, le tuning
et le skate. La culture japonaise du 19ème siècle semble également
source d’inspiration dans leur démarche à l’image
de certains titres de leurs oeuvres sous forme de courts poèmes/haiku
La couleur vert détachée de la montagne suit le mouvement
de la truite prise (Sekite Hara), titre d’une de leur sculpture-totem
improbable associant bois et laine. Ainsi, à travers un univers à la
fois ludique, conceptuel, narratif et proche de la sciencefiction,
Daniel Dewar et Grégory Gicquel parviennent à créer
des histoires entre un éléphant et une geisha, une voiture
et un piercing ou encore un collier de perles et des casques de moto,
bouleversant à cette occasion les codes de la sculpture contemporaine.
Daniel Dewar et Grégory Gicquel collaborent depuis leurs études
aux Beaux-Arts de Rennes. Leur travail a déjà été exposé au
Frac Pays de Loire, à la Galerie Edouard Manet à Gennevilliers, à 40
M CUBE à Rennes et plus récemment aux Instants Chavirés
dans le cadre de la Biennale de Seine Saint Denis. L’exposition
au Palais de Tokyo est leur première exposition personnelle
dans une institution parisienne.
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