Le grand ensemble renvoie à la fois à l'architecture
des quartiers d'habitat social construits en périphérie
des villes françaises entre 1950 et 1970, et au travail de
l'artiste à partir de cartes postales, d'agrandissements de
quelques-uns des personnages qui y apparaissent et de photographies
d'implosions d'immeubles.
Il invite à repenser de façon poétique cet urbanisme
qui, avant d'être stigmatisé, symbolisa la modernité technique
et le progrès social.
La vision fantasmée véhiculée par les cartes postales
laisse peu à peu la place aux images violentes de démolition
faisant table rase de l'histoire des habitants de ces quartiers. Devenus
des silhouettes imprécises surgies de la trame des images, ceux-ci
demeurent la mémoire de cinquante ans d'histoire urbaine, entre
la promesse du meilleur des mondes et la fin d'une utopie.
Un catalogue des œuvres de Mathieu Pernot autour du Grand Ensemble
paraît en mars 2007 aux éditions Le Point du Jour (Cherbourg-Octeville).
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