Dans
le bleu pastel, mousseux comme un ciel de Constable, s’écarquillent les grands yeux pleins d’espoir
de ses gamins Kellogg’s couverts de taches de rousseur. Même
pas peur de Norman Bates. Brice joue à nous faire flipper,
et nous, on dirait qu’on y croirait.
Peluches ou personnages d’albums pour enfants, publicités
années soixante, illustrations japonisantes, en y regardant
de plus près, on découvre, délicieusement horrifié,
que ce tableau idyllique, lisse, aux couleurs poudrées, ces
images pures, ce petit air plastique, pop, cache un autre univers,
celui des cauchemars enfantins. Dans le meilleur des cas. (Isabelle
Nivet)
|