Christophe Berdaguer et Marie Péjus.
Nés en 1968 et 1969, ils vivent et travaillent à Marseille.
Jardin psychologique, 2005
«
Jardin d’enfants constitué à partir de deux outils
d’interprétation : le test de Rorschach qui prend ici
la forme de mobiles suspendus et la création de chaises en
matériau de récupération,reconstituée à partir
des recherches menées par Ricardo Dalisi en 1967 avec les
enfants des rues. »
Dreamland, 2007
«
On connaît maintenant la moindre parcelle de terre de notre
planète, tout est répertorié, scanné.
L’architecture est un art saturé de visibilité,
dont l'ambition première est celle de se dresser et de se
montrer, de faire face. Dreamland propose une architecture qui s’efface
littéralement, disparaît, touchant le fond jusqu’à s’y
confondre. Une architecture-paysage dont la forme extérieure
estempruntée à l'enveloppe des avions furtifs (U2,
F117... de l'armée américaine) ; intégration
et insertion paysagère, où l’objet est appelé à devenir
indétectable, où le « moins » se déploie,
comme un idéal de pauvreté, d’abnégation,
le décor de l'invisible. Dreamland propose de recréer
des zones d'ombres et d'opacités civiles. Pour cette exposition,
sera présenté un prototype échelle 1 conçu
dans l'idée d'un espace desommeil. »
L’exposition présente ces deux projets décrits
ci-dessus qui caractérisent les recherches menées par
ce couple d’artistes. Aux expériences issues des méthodes
et processus d’élaboration et de présentation
de l’architecture radicale des années 60 sont adjointes
des expériences sensorielles, des outils psychanalytiques
ou encore les recherches en génétique, biologie ou
technologie avancée. Leurs œuvres deviennent à leur
tour, la plupart du temps, des expériences à vivre
telles que Tubes épileptiques, Anesthetic room, Plante à sommeil,
Traumathèque, Bulle de confiance ou Boule d’angoisse,
etc.
L’architecture, leur domaine de prédilection, est vécue
et ressentie avant tout comme l’aventure du corps et de l’esprit.
Ils questionnent sans cesse les sens à travers les utopies,
les évaluations scientifiques, les habitudes et les présupposés
pour inventer des mondes à vivre ou à fuir absolument.
Leur vision projette des possibles s’appuyant sur des faits
scientifiques, des univers futuristes ou des idéaux modernistes
et y injecte leurs corollaires : bien-être, absurdités,
totalitarisme, …
"Leurs systèmes sont tour à tour hostiles et
rédempteurs, des prothèses bienveillantes ou/et nocives.
Berdaguer et Péjus établissent ainsi une cartographie
mentale et physiologique de l'homme tout en développant une
approche d'anticipation critique des nouvelles technologies, des
sciences qui suscitent autant d'utopies que de paranoïa."(Sébastien
Bluot, in Beaux Arts magazine, 2003.)
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