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Hors la vie
artistes et prison

Expositions > Arts Plastiques
du 17 mars au 5 juin 2006

 

Différents monuments d’Issoudun ont gardé les traces de prisonniers qui, à différentes époques, ont marqué ou gravé les murs qui les ont enfermés.
Le beffroi a encore servi de prison au XXème siècle, pour les soldats allemands de la Première Guerre Mondiale. Les graffiti dont ils ont recouvert les parois des cellules ont été préservés et récemment étudiés par Jean-Louis Laubry, professeur agrégé. Cette étude a permis de révéler le rôle et l’importance de ce genre d’inscriptions, pour la connaissance des faits historiques et pour l’histoire des mentalités.

Les graffiti du beffroi sont à l’origine de l’exposition du Musée de l’Hospice Saint-Roch qui propose une reconstitution des deux cellules avec les relevés photographiques de tous les graffiti à l’échelle 1. Cette proposition muséographique souhaite apporter aux visiteurs le contexte d’origine de ces inscriptions qui ont été réalisées à la mine de plomb, mais dont l’extrême fragilité ne permettra sans doute jamais une ouverture des cellules du beffroi au public. Ce travail de reconstitution s’inscrit ainsi dans une double volonté de conservation et de valorisation du patrimoine épigraphique.


Cette première partie de l’exposition présente également d’autres témoignages de prisonniers du début du XXème siècle. Les prêts du Musée National des Prisons de Fontainebleau concernent des objets et des oeuvres réalisés par les bagnards, des noix sculptées, des dessins et des peintures de condamnés qui témoignent de cette nécessité de créer et de s’exprimer. Ces objets sont souvent tout ce qui reste de ces hommes qui ont été coupés de la société, mis hors la vie. Des biens personnels comme les pipes en terre des condamnés à mort, cassées en deux avant de monter sur l’échafaud, aux dessins de pierres tombales ou d’urnes funéraires, renseignent sur les préoccupations, les souffrances ou les espoirs des prisonniers.


L’ancien hospice Saint-Roch, devenu musée, conserve également des graffiti méconnus, gravés par ses pensionnaires sur les murs de la chapelle, de la salle des malades et de la tour de défense. Dés la fin du XVIIIème siècle, les prisonniers, civils ou prisonniers de guerre, sont soignés à l’hospice. Les graffiti de prisonniers ont été étudiés par Patrice Moreau, attaché de conservation au musée. Le résultat de ses recherches est publié dans le catalogue qui accompagne l’exposition.


Hors la vie, artistes et prison

La vision des artistes sur l’enfermement

Dans une deuxième partie, l’exposition porte sur la notion de l’enfermement, de la privation de liberté à travers des tableaux et des sculptures d’artistes d’aujourd’hui.

Les œuvres exposées rendent compte de la douleur et de la désolation qui entoure le monde carcéral. La distance est plus ou moins grande pour montrer les corps ou les visages de prisonniers confrontés à eux-mêmes, « Prisonnière, Jacqueline G. » de Yan Pei-Ming, ou de détenus accablés, « Le prisonnier » de Victor Vasarely.

Cette incarnation du désespoir dans les œuvres de Paul Rebeyrolle « Le chien », de
René Magritte « Le prisonnier », ou d’André Masson nous renvoie à une actualité toute récente sur les conditions de détention. Contrairement à la peinture classique où la justice est magnifiée, à la peinture romantique où le prisonnier est un héros malheureux, les peintres de la figuration ou de l’abstraction du XXème siècle scrutent l’âme du prisonnier comme aucun rapport écrit ne pourrait jamais le faire. Ils dénoncent le rôle destructeur des prisons.

Deux artistes ont eu la démarche de rencontrer les prisonniers et de travailler avec eux.
Robert Combas faisait partie du « Groupe des 41 artistes en prison » qui animait des ateliers de peinture à la maison d’arrêt de Lyon. Son tableau « L’enfermement » témoigne du destin des individus qui ne pourront échapper à leur condition. Quant à Yan Pei-Ming, il organisait des ateliers d’initiation à la peinture à l’huile, à la centrale pour femmes de Rennes.
Ces rencontres lui ont permis de faire les portraits de détenues dont la « Prisonnière, Jacqueline G. ».

En prison, la mort occupe tous les esprits, elle est le lot des condamnés. De nombreux artistes parmi lesquels Clovis Trouille et Jules Supervielle, ont dénoncé la peine de mort avant son abolition en France en 1981. Bernard Buffet peint son tableau intitulé « La guillotine » en 1977, date de la dernière exécution.

A noter, le prêt exceptionnel du volume des « Carceri » de Piranèse (1720-1778), conservé dans les collections de la Médiathèque Equinoxe de Châteauroux.

 

Adresse :

Musée de l’Hospice Saint-Roch
Rue de l’Hospice Saint-Roch 36100 ISSOUDUN
tél : 02 54 21 01 76 / fax : 02 54 21 88 56
musee@issoudun.fr

 

Site Internet :

www.issoudun.fr

 
 
 
 
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