Le centre d'art Passerelle présente du
22 mars au 27 mai 2006
l'exposition collective /...d'où l'écoute prend forme/
réunissant les artistes
internationaux, Adel Abdessemed, Saâdane Afif, Davide Balula,
Mathieu
Briand, Julien Discrit, Emmanuelle Huynh & Cécile Le Prado,
Ceal Floyer,
Yuri Leiderman, Carsten Nicolaï, Bernhard Rüdiger et Pierre
Bastien
autour du japonais Akio Suzuki, pionnier de l’art du son. Invité en
résidence à Passerelle, celui-ci a créé pour
l’occasion une oeuvre inédite à
l'échelle de cet espace exceptionnel.
Et si le corps humain était, dans sa faculté de perception,
l'instrument le
plus finement accordé de tout dispositif sonore ou visuel
? Invitant au
réveil des sens, à la découverte de leur perméabilité,
les oeuvres
contemporaines, présentées dans l’exposition
entremêlent
indissociablement l'audible au visible. Elles postulent une relation
prioritairement sensitive de l'être à son environnement
et une pensée du
corps dans une ampleur méditative.
L’exposition met en valeur “ l’écoute ” simple
ou démultipliée selon le
nombre de destinataires potentiels ; une audition parfois distraite,
parfois
même silencieuse, l’écoute comme figure centrale,
clef d'un processus
jamais achevé non seulement de création, mais de présence
au monde.
L’exposition commence avec quelques points d’écoute
dispersés par Akio
Suzuki à travers la ville. Ces otodate- steps sont autant
d’endroits
expérimentés par l’artiste d’où l’on
perçoit les sons d’une certaine
manière. Puis c’est au centre d’art, autour de
son immense installation
Economical music, qui se déploie, en une dizaine de situations
d’écoute,
un remarquable ensemble d’oeuvres sonores, appartenant pour
la plupart à la collection du FRAC Champagne
-Ardenne.
Venus de différents univers, musique, arts plastiques ou danse
contemporaine, les artistes réunis dans l'exposition contribuent à créer
un
genre inédit à partir de formes hybrides. Sonores ou
paradoxalement
silencieuses, ces oeuvres invitent à la contemplation. Elargissant
la
gamme de nos perceptions, elles nous permettent d'atteindre à une
pleine conscience de la réalité, un réel réincarné où chacun,
y compris le
hasard, est invité à jouer sa propre partition.
Noëlle Chabert, conservatrice du musée Zadkine à Paris,
et
François Quintin, directeur du FRAC Champagne-Ardenne, commissaires
associés