Depuis Rimbaud en Abyssinie (Seuil,
1984), le nom
d’Alain Borer est attaché à celui d’Arthur
Rimbaud,
auquel il consacre trente ans de sa vie. Partant dès 1976
pour l’Ethiopie sur les traces du poète, il rapportait
un
film (Le Voleur de feu, TF1, 1978), puis démontrait l’unité profonde de "l’Oeuvre-vie" rimbaldienne (Rimbaud, l’heure
de la fuite, Gallimard-Découvertes, 1991, L’Oeuvre-vie, édition
du centenaire, Arléa, 1991).Poète, ce perfectionniste
mène
une œuvre confidentielle, composée d’une trilogie
astrophysique
(Le Nuage de Magellan, Zone Bleue et Le Chant du Rien visible,
Fourbis, 1991) ou de textes extrêmement concentrés qu’il
appelle
noèmes (Le livre de repousser Apopis, La main courante, 1985).
Son œuvre poétique a fait l’objet d’un récital,
Pour l’Amour
du Ciel créé par André Velter et Claude Guerre
au Théâtre
du Rond Point et enregistré pour France Culture (cd collection
Les Poétiques, 1996). Alain Borer a été directeur
artistique
du printemps des Poètes en 2001. Pour l’édition
2002, il a mené à
la demande de Jack Lang, un projet proposant aux élèves
de
collèges et lycées d’établissements français
et étrangers
d’échanger des poèmes via Internet. Professeur à l’Ecole
des Beaux-Arts de Tours, Alain Borer est également essayiste
(Dürer, 1980, Beuys, 2000). Il vient de publier un roman,
Koba, aux éditions du Seuil, qui a reçu le prix Joseph
Kessel.
Cette
exposition rassemble 5 artistes autour de l'oeuvre poétique
et des livres d'artistes d'Alain Borer.
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